<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	>

<channel>
	<title>Fabrice de Pierrebourg</title>
	<atom:link href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr</link>
	<description>Terrorisme • Espionnage • Défense</description>
	<pubDate>Sat, 24 Jul 2010 15:14:54 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.7.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>«Nest of spies», nouvelle édition !</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/06/%c2%abnest-of-spies%c2%bb-en-version-poche-le-2-mars-2010/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/06/%c2%abnest-of-spies%c2%bb-en-version-poche-le-2-mars-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 20:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<category><![CDATA[Nest of spies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=790</guid>
		<description><![CDATA[Bonne nouvelle, la version «paperback» de «Nest of spies - The startling truth about foreign agents at work within Canada's borders» (HarperCollins Publishers Ltd) est désormais disponible en librairie à un prix très doux...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonne nouvelle, la version «paperback» de «Nest of spies - The startling truth about foreign agents at work within Canada&#8217;s borders» (HarperCollins Publishers Ltd) est désormais disponible en librairie à un prix très doux&#8230; Si l&#8217;anglais vous rebute, la version originale en français «Ces espions venus d&#8217;ailleurs» (Stanké) est épuisée&#8230;</p>
<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/nest-of-spies-paperback.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-791" style="margin: 10px;" title="nest-of-spies-paperback" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/nest-of-spies-paperback-300x208.jpg" alt="nest-of-spies-paperback" width="300" height="208" /></a></p>
<p>Voici le texte de la page 4 en version originale !<!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 200%;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><em></em></span></p>
<p><em>Nest of Spies</em> is an enlightening account of international operators conducting surveillance and carrying out costly and often deadly missions right under the noses of Canadian personnel-from businessmen with ingenious schemes to steal plans and materials from which they can reverse-engineer Canadian products, to cutting-edge Internet thieves who infiltrate government databases and burst through bank firewalls, stealing records and tracking new Canadians.</p>
<p>Industrial espionage has already cost our nation thousands of jobs and billions of dollars. Ultimately, the responsibility to protect our country&#8217;s intellectual assets remains with businesses themselves, but are they prepared to face the daunting task of working against a highly organized and professional foe? <em>Nest of Spies</em> provides Canadians with much-needed answers and gives our country&#8217;s businesses valuable advice on how to protect themselves from the dangerous and expensive consequences of international espionage.</p>
<p>- À lire aussi  :</p>
<p>- «When we say spies like us, we mean they really like us», par Rebecca Walberg, dans le quotidien National Post du<a href="http://www.nationalpost.com/story.html?id=2678144&amp;p=2" target="_blank"> 13 mars 2010</a></p>
<p>-  «A wake-up call, Canada&#8217;s a heaven for spies», par Rebecca Walberg, dans le Vancouver Sun du <a href="http://www.vancouversun.com/life/wake+call+Canada+haven+spies/2760434/story.html" target="_blank">3 avril 2010</a></p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 200%;">
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/06/%c2%abnest-of-spies%c2%bb-en-version-poche-le-2-mars-2010/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Vol 182 Air India : une grosse gifle et un chaînon manquant</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/06/vol-182-air-india-une-grosse-gifle-et-un-chainon-manquant/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/06/vol-182-air-india-une-grosse-gifle-et-un-chainon-manquant/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 19:50:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>

		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<category><![CDATA[Headline]]></category>

		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

		<category><![CDATA[air india]]></category>

		<category><![CDATA[GRC]]></category>

		<category><![CDATA[Scrs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=824</guid>
		<description><![CDATA[C'est une véritable série de gifles que John C. Major distribue aux autorités canadiennes, en particulier la GRC, le SCRS et Transports Canada dans son rapport final sur la tragédie du vol 182 d'Air India, un attentat organisé au Canada faut-il le rappeler il a vingt cinq ans déjà.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est une véritable série de gifles que John C. Major distribue aux autorités canadiennes, en particulier la GRC, le SCRS et Transports Canada dans son <a href="http://www.majorcomm.ca/fr/reports/finalreport/" target="_blank">rapport</a> final sur la tragédie du vol 182 d&#8217;Air India, un attentat organisé au Canada faut-il le rappeler il a vingt cinq ans déjà.</p>
<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/06/header.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-826" style="margin: 5px;" title="header" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/06/header-300x63.jpg" alt="header" width="300" height="63" /></a></p>
<p>Lors de son <a href="http://www.majorcomm.ca/fr/reports/finalreport/allocution-commissaire.pdf" target="_blank">allocution</a> le jeudi 17 juin 2010, l&#8217;ex juge de la cour suprême a employé des mots très durs et soulevé de sérieuses questions sur la façon dont cette affaire a été traitée depuis sa genèse. Que ce soit dans les mois qui ont précédé cette attentat, que lors des enquêtes déclenchées par la suite et même plus récemment lors des audiences de sa commission. Absence de coordination et de collaboration, et même cachoteries et «disputes acrimonieuses»  entre la GRC et le SCRS, amateurisme, racisme, lacunes dans la sûreté aérienne, tentatives du gouvernement de discréditer certains témoins, informations cachées par la GRC, familles des victimes «considérées comme des adversaires, comme si elles avaient en quelque sorte attiré ce malheur sur elles-mêmes», pour ne citer que les plus percutantes de ces critiques.«Une série d’erreurs en cascade a contribué, a t-il dit,  à l’échec de nos forces de police et de sécurité, qui n’ont pas su prévenir cette atrocité. »</p>
<p>Impossible de passer sous silence le fait que cet acte criminel est demeuré longtemps un tabou, une maladie honteuse, a déploré John C. Major en ces termes : «J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une atrocité canadienne. Pendant trop longtemps, la plus grande perte de vies canadiennes aux mains de terroristes a été en quelque sorte reléguée en marge de la conscience canadienne.»</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Une mascarade scandaleuse</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le 23 juin 1985, à 7h13 du matin, le Boeing 747 qui reliait l&#8217;aéroport de Mirabel, près de Montréal, à New Dehli avec une escale à Londres, a brutalement disparu des écrans radar alors qu&#8217;il se trouvait au large des côtes d&#8217;Irlande. Lorsque les passagers des premiers bateaux arrivent sur la zone de la catastrophe, ils aperçoivent avec effroi des dizaines de corps et de morceaux de corps flottant au milieu des débris sur une mer de kérosène. 379 personnes, dont 278 citoyens canadiens ont perdu la vie dans ce qui est devenu l&#8217;attentat le plus meurtrier de l&#8217;histoire du Canada. Et jusqu&#8217;au 11 septembre, le plus meurtrier de l&#8217;histoire de transport aérien. Pas de quoi être fier.</p>
<p>Pourtant, les enquêtes qui vont suivre vont donner lieu à une mascarade scandaleuse. Personne n&#8217;a semblé vraiment se soucier de ces victimes mortes loin de nos regards, en pleine mer. Il ne pouvait pas en être autrement. Les évènements, les loupés, les ratés qui à tous les niveaux ont précédé cet acte terroriste sont tous aussi pitoyables et indignes.</p>
<p>Le vol 182 d&#8217;Air India non seulement est une tragédie mais c&#8217;est une boîte de pandore, sur laquelle les autorités canadiennes et indiennes appuient de toutes leurs forces afin d&#8217;être certaines qu&#8217;elle demeure bien fermée. Peut-être parce que s&#8217;y cachent non seulement des extrémistes sikhs, accusés d&#8217;êtres les auteurs de l&#8217;attaque, mais aussi des agents à la solde de l&#8217;Inde, dont le rôle dans ce dossier est particulièrement troublant. Or, ce point est occulté totalement dans le mandat confié à la commission d&#8217;enquête. Comme il a avait été soigneusement évacué dans le passé. Cette chape de mystère enveloppe toujours cette affaire 25 ans plus tard et désormais, rien ne permettra de connaître la vérité.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le rôle de l&#8217;Inde occulté</strong></p>
<p>Dans notre livre <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/02/«nest-of-spies»-en-version-poche-le-2-mars-2010/" target="_blank">Nest of spies</a> / <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/livres/espions-venus-dailleurs-nest-of-spies/" target="_blank">Ces espions venus d&#8217;ailleurs</a>, Michel Juneau-Katsuya et moi nous penchons sur le vol 182 d&#8217;Air India et le rôle joué par les espions indiens du RAW implantés au Canada. Nous avons retrouvé l&#8217;ancien numéro 2 de L&#8217;intelligence Bureau Indien qui était en poste à Ottawa sous une couverture diplomatique à la même époque. Maloy Krishna Dhar avait reçu comme mission à peine débarqué au Canada d&#8217;infiltrer la communauté sikh pour cibler les éléments séparatistes. L&#8217;IB et le RAW s&#8217;appuyaient sur une toile d&#8217;informateurs et probablement d&#8217;agents provocateurs. Se peut-il que l&#8217;Inde ait été au courant de ce qui se tramait contre le vol 182 mais ait laissé faire afin de justifier par la suite sa campagne de représailles contre les sikhs ? La chaotique et tectonique transition entre la GRC et le tout nouveau SCRS auraient de plus créé un environnement favorable à l&#8217;organisation de ce complot visant à la fois à incriminer les sikhs et à secouer le Canada trop porté à critiquer l&#8217;Inde pour sa campagne de répression et aux violations des droits humains dans le Penjab. Nous donnons aussi la parole à un ex agent du SCRS chargé à ce moment-là du dossier Indien et qui persiste à croire que l&#8217;Inde n&#8217;est pas les mains propres. Cet agent en question aurait voulu s&#8217;exprimer devant la Commission Major mais il a été bâillonné par le gouvernement canadien.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Aéroports passoires</strong></p>
<p style="text-align: left;">John C. Major consacre un volume de son rapport à la Sûreté aérienne au Canada. Le commissaire en vient à la conclusion que  «d’importantes lacunes caractérisent depuis longtemps la sûreté des aéroports au Canada, plus particulièrement les piètres mesures de contrôle de l’accès au côté piste et aux zones réglementées des aéroports». À juste titre, il s&#8217;inquiète que 25 ans après la tragédie d&#8217;Air India, nos aéroports soient toujours de vraies passoires côté piste et freit. Ce n&#8217;est pas moi qui va le contredire. En 2006, soit cinq ans après les attentats du 11 septembre, j&#8217;avais pris en défaut à plusieurs reprises et avec une facilité scandaleuse la sécurité de l&#8217;aéroport de Montréal. Je voulais démontrer que pendant que l&#8217;on fait subir un véritable calvaire aux passagers, que l&#8217;on se prête à un vrai cinéma aux lignes de fouilles, que certaines compagnies s&#8217;enrichissent en vendant au gouvernement des «gadgets» toujours plus chers, que nous sommes tous considérés comme des terroristes en puissance, les avions sont toujours aussi vulnérables.</p>
<p style="text-align: left;">En conclusion, le Canada a non seulement failli à plusieurs reprises dans le dossier Air India, mais à lire le rapport de John C. Major, on est porté à croire que rien ne permettrait d&#8217;empêcher vingt-cinq ans plus tard un attentat similaire. Non seulement inquiétant mais scandaleux.</p>
<p style="text-align: left;">- À lire aussi sur le même sujet cet <a href="http://www.theglobeandmail.com/news/national/british-columbia/air-india-milestone-has-canadas-sikhs-praying-for-answers/article1593155/" target="_blank">article dans le Globe and Mail</a> qui fait référence à notre livre</p>
<p style="text-align: left;">Fabrice de Pierrebourg</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/06/vol-182-air-india-une-grosse-gifle-et-un-chainon-manquant/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>On parle espionnage à Radio-Canada</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/03/on-parle-espionnage-a-radio-canada/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/03/on-parle-espionnage-a-radio-canada/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 16:25:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=807</guid>
		<description><![CDATA[Samedi 27 février, l'animateur Jacques Bertrand a consacré son émission «La tête ailleurs» au monde trouble et mystérieux de l'espionnage]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/03/rc.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-814" style="margin: 10px;" title="rc" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/03/rc.jpg" alt="rc" width="180" height="81" /></a>Samedi 27 février, l&#8217;animateur Jacques Bertrand a consacré son émission «ludique et encyclopédique» <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/la_tete_ailleurs/2009-2010/" target="_blank">«La tête ailleurs»</a> au monde trouble et mystérieux de l&#8217;espionnage. J&#8217;ai eu le plaisir d&#8217;évoquer la situation au Canada lors d&#8217;une entrevue plutôt sympathique, où l&#8217;ironie et le sarcasme avaient toute leur place. Et tant pis pour ceux qui ont été cités !</p>
<p>- Pour écouter l&#8217;entrevue, <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/TeteAilleursLa201002271812_1.asx" target="_blank">cliquez ici</a></p>
<p>- Pour écouter toute l&#8217;émission en podcast, <a href="http://medias-balado.radio-canada.ca/diffusion/2010/balado/src/CBF/lta-20100227-214.mp3" target="_blank">cliquez ici</a>. L&#8217;entrevue est dans la troisième heure.</p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/03/on-parle-espionnage-a-radio-canada/feed/</wfw:commentRss>
<enclosure url="http://medias-balado.radio-canada.ca/diffusion/2010/balado/src/CBF/lta-20100227-214.mp3" length="44947277" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>Signature au Salon de L&#8217;Outaouais</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/02/signature-au-salon-de-loutaouais/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/02/signature-au-salon-de-loutaouais/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 21:03:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=797</guid>
		<description><![CDATA[Rendez-vous le samedi 27 et le dimanche 28 février 2010 au Palais des Congrès de Gatineau dans le cadre du 31e salon du livre de l'Outaouais pour dédicacer notre livre sur l'espionnage]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon collègue et coauteur Michel Juneau-Katsuya et moi-même seront présents le samedi 27 et le dimanche 28 février 2010 au Palais des Congrès de Gatineau dans le cadre du <a href="http://www.slo.qc.ca/salon/slo_menu.html" target="_blank">31e salon du livre de l&#8217;Outaouais</a> pour dédicacer notre livre sur l&#8217;espionnage. <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/slo2010.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-798" style="margin: 10px;" title="slo2010" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/slo2010.jpg" alt="slo2010" width="148" height="198" /></a></p>
<p>J&#8217;aurai aussi l&#8217;occasion de signer des exemplaires de <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/livres/montrealistan/" target="_blank">Montréalistan</a>.</p>
<p>C&#8217;est avec plaisir que je vous donne d&#8217;ores et déjà rendez-vous sur notre stand.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/02/signature-au-salon-de-loutaouais/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Le Canada va t-il vraiment quitter Kandahar en 2011 ?</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/02/le-canada-va-t-il-vraiment-quitter-kandahar-en-2011/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/02/le-canada-va-t-il-vraiment-quitter-kandahar-en-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 15:11:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Défense]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>

		<category><![CDATA[Canada]]></category>

		<category><![CDATA[drone.]]></category>

		<category><![CDATA[Kandahar]]></category>

		<category><![CDATA[OTAN]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=783</guid>
		<description><![CDATA[À quelques mois de son retrait total de l'Afghanistan, le Canada au lieu d'acheter des valises s'apprête plutôt à signer un contrat de 2,7 M$ pour l'hébergement de 250 soldats sur la base de Kandahar, en plus de plancher sur la construction d'une plateforme pour ses opérations secrètes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À quelques mois de son retrait total de l&#8217;Afghanistan, le Canada au lieu d&#8217;acheter des valises s&#8217;apprête plutôt à signer un contrat de 2,7 M$ pour l&#8217;hébergement de 250 soldats sur la base de Kandahar, en plus de plancher sur la construction d&#8217;une plateforme pour ses opérations secrètes.</p>
<p>J&#8217;ai en effet en effet découvert un avis d&#8217;intention affiché le 8 janvier dernier par Construction de Défense Canada sur deux sites gouvernementaux <a href="www.fbo.gov/index?s=opportunity&amp;mode=form&amp;id=581561596d705549ba4d7dc08baaeb38&amp;tab=core&amp;_cview=0" target="_blank">américain</a> (FBO) et c<a href="http://www.merx.com/French/supplier_menu.asp?WCE=Show&amp;TAB=1&amp;PORTAL=MERX&amp;State=7&amp;searchtype=simple&amp;id=188284&amp;src=osr&amp;FED_ONLY=0&amp;ACTION=&amp;rowcount=&amp;lastpage=&amp;hcode=l1V6nDvQhh7IjuvkHrD9WA%3d%3d#" target="_blank">anadien</a> (MERX)</p>
<p>Le libellé mentionne la «construction de nouvelles installations pour 240 personnes dans le secteur Canada 9 du contingent canadien au Terrain d&#8217;aviation Kandahar». Sans plus de détails.</p>
<p>On note aussi qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une phase III.</p>
<h3>Gaspillage ou coup fourré ?</h3>
<p>Voilà qui est plutôt étrange pour un pays qui a annoncé son intention de rapatrier toutes ses troupes au cours de la prochaine année.</p>
<div id="attachment_785" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/img_1224.jpg"><img class="size-medium wp-image-785 " style="margin: 10px;" title="img_1224" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/img_1224-300x225.jpg" alt="img_1224" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Patrouille dans la ville de Kandahar (photo Fabrice de Pierrebourg (c) )</p></div>
<p>Ce retrait s&#8217;annonce déjà comme un cauchemar logistique et opérationnel. Les troupes canadiennes disposent d&#8217;une quantité phénoménale de matériels et d&#8217;équipements tant sur la base de Kandahar que dans les bases avancées disséminées dans la province. Même si beaucoup d&#8217;engins risquent de finir leur vie à côté des reliques militaires de la débâcle soviétique, parce que irréparables, la tache s&#8217;annonce ardue et coûteuse. De l&#8217;ordre de 779 M$ sur deux ans (2011-2012) si l&#8217;on en croît les chiffres divulgués<a href="http://www.ledevoir.com/politique/canada/256536/afghanistan-le-cout-de-la-guerre-a-double-en-quatre-ans" target="_blank"> l&#8217;été passé</a></p>
<p>Le député libéral fédéral canadien Denis Codere, qui a été critique de l&#8217;opposition officielle pour les dossiers de la défense nationale et qui s&#8217;est même rendu par ses propres moyens en Afghanistan en 2007, a beau chercher une explication valable, il ne la trouve pas.</p>
<p>Alors, à ses yeux, il n&#8217;y a pas trente-six scénarios, c&#8217;est soit du gaspillage, soit un «coup fourré» du gouvernement Harper.</p>
<p>«C&#8217;est quoi le but ? C&#8217;est le moment de préparer des containeurs, pas de bâtir. Qu&#8217;est ce que l&#8217;on veut faire ? Un leg ? Si c&#8217;est le cas, c&#8217;est du gaspillage alors qu&#8217;au même moment le gouvernement coupe dans des services à la Défense Nationale. À moins que le gouvernement soit en train de nous dire qu&#8217;il va maintenir des soldats et/ou des civils sur place après 2011».</p>
<h3>Réparations des tentes</h3>
<div id="attachment_784" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/img_0735-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-784 " style="margin: 10px;" title="Tente KAF" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/img_0735-1-300x225.jpg" alt="img_0735-1" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Un des tentes du contigent canadien sur la base de Kandahar (KAF)</p></div>
<p>La majorité du contingent canadien a établi ses quartiers au sein de la gigantesque base multinationale de l&#8217;aéroport de Kandahar. Le quartier général dispose de bâtiments préfabriqués dans lesquels il a installé ses bureaux.</p>
<p>Les visiteurs de marque et une partie des militaires sont hébergés dans des habitations préfabriquées de type ISO (unités empilables ayant le format d&#8217;un conteneur). Mais pour la plupart des soldats, le séjour en sol afghan se fait sous des tentes de huit personnes chacune. Le confort y est rudimentaire, comme le représentant de ruefrontenac a pu le vérifier lors des ses séjours antérieurs. Mais pourquoi changer à quelques mois du départ ?</p>
<p>«On a besoin de rapatrier les tentes au Canada pour les réparer afin qu&#8217;elles soient prêtes pour une prochaine mission», justifie le major Donald Dubois, de la Force expéditionnaire du Canada. [...] Et aussitôt que la mission dépasse 24 mois, les soldats doivent être logés non plus sous des tentes, mais dans des ISO.»</p>
<p>Ceci est tout à fait compréhensible mais pourquoi avoir attendu si longtemps. Plusieurs rotations se sont succédées avant que le gouvernement ne se décide à leur offrir mieux que leurs tentes de toile perméables au vacarme incessant de la piste de l&#8217;aéroport, à la poussière et aux odeurs «fécales» flottant dans l&#8217;air ?</p>
<h3>Pas de gaspillage</h3>
<p>Le major Dubois réfute toute idée de gaspillage et de mauvaise planification : «C&#8217;était déjà prévu, mais ce genre de projet prend du temps. Les phases 1 et 2 ont été menées en 2007 et 2008. On espère être capable de les revendre à la fin de la mission. La demande est assez forte sur la base pour ce type d&#8217;hébergement».</p>
<p>Denis Coderre se questionne aussi sur le processus d&#8217;attribution du contrat. Il remarque par exemple que le délai alloué aux compagnies pour se placer sur la liste préliminaire est très court, de l&#8217;ordre de six jours. Ces firmes doivent de plus être «approuvées» par l&#8217;Otan. Ce qui fait dire au truculent député libéral que cela sent peut être un «cadeau» à une firme amie ou une «commande» particulière.</p>
<p>Remarquons aussi au passage que le site américain fourni plus de détails sur le processus de l&#8217;appel d&#8217;offre que le site canadien.</p>
<h3>Autre construction pour des missions secrètes</h3>
<p>Ce n&#8217;est pas la seule infrastructure que le Canada se prépare à bâtir. Sur son site internet, l&#8217;Agence canadienne d&#8217;évaluation environnementale nous apprend, dans un avis daté de mai 2009, que la Défense nationale planche sur la <strong>c</strong>onstruction en trois phases «d&#8217;une rampe Renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR) et d&#8217;une infrastructure de l&#8217;escadre aérienne», toujours à l&#8217;aérodrome de Kandahar.</p>
<p>En clair, cette structure va abriter un drone, un avion  sans pilote tactique (ou UAV) et l&#8217;équipe chargée de ses opérations ultra-secrètes.</p>
<p>Dans ce document sommaire, il est spécifié que la phase 3 comprendra la construction de «nouveaux bâtiments semi permanents pour loger le personnel RSR-AERO dans Canada 9».</p>
<p>Ceci n&#8217;a rien à voir avec le contrat évoqué plus haut, jure le major Dubois.</p>
<p>L&#8217;armée canadienne loue depuis le début de l&#8217;année 2009 à la compagnie MacDonald Dettwiler and Associates (CB) un drone israélien <a href=" http://www.defenseindustrydaily.com/israel-places-50m-order-for-heron-male-uavs-01174/" target="_blank">HERON CU170</a> . Ce modèle, utilisé lors des conflits à Gaza et au Liban, est capable de voler à haute altitude sur un rayon d&#8217;action d&#8217;au moins 200 km avec une autonomie d&#8217;environ deux jours. Le montant du contrat est de 95 M$.</p>
<p>- En date du 18 février 2010,  140 soldats canadiens sont décédés depuis le début de la mission en Afghanistan, ainsi qu&#8217;un diplomate et une journaliste. À ce chiffre, il faut ajouter les blessés et les victimes de stress post-traumatiques dont on parle moins, mais dont le nombre dépasse le millier.</p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/02/le-canada-va-t-il-vraiment-quitter-kandahar-en-2011/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Afghanistan, entre peste et choléra</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/01/afghanistan-entre-peste-et-cholera/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/01/afghanistan-entre-peste-et-cholera/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 19:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Défense]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>

		<category><![CDATA[Kandahar]]></category>

		<category><![CDATA[Michelle Lang]]></category>

		<category><![CDATA[Michelle Ouimet]]></category>

		<category><![CDATA[talibans]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=774</guid>
		<description><![CDATA[Qu'ils soient pour ou contre la «mission», les Canadiens ont le droit de savoir, et doivent être informés de ce qui se passe à des milliers de kilomètres de chez eux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La mort brutale de <a href="http://www.calgaryherald.com/news/michelle-lang/index.html" target="_blank">Michelle Lang</a>, journaliste du Calgary Herald, dans l&#8217;explosion d&#8217;une bombe artisanale dans les environs de Kandahar le 30 décembre a ravivé un débat récurrent dans les médias québécois : les journalistes doivent-ils continuer à être incorporés aux troupes canadiennes en Afghanistan ?</p>
<p>Les autres questions qui découlent de cette remise en question périodique, au gré des attaques frappant des convois parmi lesquels prennent place des journalistes, sont aussi de savoir si ce conflit mérite d&#8217;être suivi aux premières loges et si le danger n&#8217;est pas moindre en se fondant comme un quidam anonyme parmi la population avec son guide afghan.</p>
<p>C&#8217;est en tout cas l&#8217;opinion défendue par ma consoeur Michelle Ouimet le lendemain dans <a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/200912/30/01-935250-requiem-pour-une-journaliste.php ." target="_blank">La Presse</a></p>
<p>Michelle est une vétérante du conflit afghan. Elle connaît certainement plus l&#8217;Afghanistan que Outremont et la rue Laurier. J&#8217;ai croisé Michelle à Kandahar lors d&#8217;un de mes deux séjours. Elle n&#8217;a jamais caché sa hantise à l&#8217;idée de voyager cloîtrée dans un blindé LAVIII canadien, «foutue boîte de métal», à la merci d&#8217;une des multiples bombes artisanales enfouies par les talibans sous les chemins afghans.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Ne pas céder à l&#8217;émotion</strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p>Nous avons eu de multiples discussions à ce sujet. Je lui ai rétorqué plus d&#8217;une fois qu&#8217;elle courrait autant de risques que moi, si ce n&#8217;est plus, en se promenant dans sa vieille voiture déglinguée, ou en déambulant dans le bazar de Kandahar, cachée sous sa burka. Un étranger ne passe jamais inaperçu en Afghanistan. Certains signes ou attitudes ne trompent pas. Elle n&#8217;était pas non plus à la merci d&#8217;une trahison, d&#8217;un kidnapping comme <a href="http://www.cbc.ca/world/story/2008/11/08/journalist-released.html" target="_blank">Melissa Fung</a> , et pourquoi pas la mort devant l&#8217;objectif d&#8217;une caméra vidéo de radicaux.</p>
<p>Malgré le décès de Michelle Lang ou encore les graves blessures subies par le cameraman de Radio-Canada Charles Dubois en août 2007, la séquestration de Melissa Fung, les journalistes et encore moins les responsables des rédactions ne doivent céder à la panique, agir sous le coup de l&#8217;émotion. Ce serait une grave erreur.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Sur le terrain d&#8217;abord</strong></p>
<div id="attachment_777" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/01/dsc003831.jpg"><img class="size-medium wp-image-777 " style="margin: 10px;" title="dsc003831" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/01/dsc003831-300x225.jpg" alt="dsc003831" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Dans un bunker quelque part dans la province de Kandahar</p></div>
<p>Couvrir cette guerre depuis Ottawa ou Montréal est inconcevable. Le faire depuis la base retranchée de Kandahar, comme certains médias l&#8217;imposent à leurs correspondants pour des questions d&#8217;assurances et de sécurité, est un moindre mal mais ne vaut à peine mieux.</p>
<p>Une guerre sans journalistes est une guerre oubliée.</p>
<p>Qu&#8217;ils soient pour ou contre la «mission», les Canadiens ont le droit de savoir, et doivent être informés de ce qui se passe à des milliers de kilomètres de chez eux.</p>
<p>Des centaines de journalistes sont morts ou ont été gravement blessés en faisant leur métier lors de conflits, que ce soit pendant les deux guerres mondiales, au Vietnam, en Espagne, en Irak, au Liban, en Bosnie, etc. Certains étaient de vrais seigneurs du métier. Des légendes même, comme le photographe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Capa " target="_blank">Robert Capa</a> , qui ont servi d&#8217;inspiration à des cohortes de jeunes journalistes.</p>
<p>Or jamais personne n&#8217;a songé à remettre en cause l&#8217;utilité du journalisme de guerre.</p>
<p>Lors de mes deux séjours en 2007 et 2008, j&#8217;ai suivi ce conflit la majorité du temps au sein des troupes canadiennes.</p>
<p>J&#8217;ai effectué plusieurs séjours dans des bases avancées, parcouru des centaines de kilomètres sur ces routes de la mort, effectué des patrouilles à pied. Je le reconnais sans honte, il n&#8217;y a pas eu une seule fois où je n&#8217;ai pas eu la peur de mourir. Il m&#8217;arrivait même de soulever mes pieds lorsque j&#8217;étais assis dans un LAVIII en imaginant, à tort, qu&#8217;ils seraient épargnés advenant une explosion.</p>
<div id="attachment_775" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/01/fp.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-775" style="margin: 10px;" title="fp" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/01/fp-150x150.jpg" alt="fp" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">District de Panjwaï</p></div>
<p>Pendant ces interminables trajets, ponctués d&#8217;arrêts afin d&#8217;inspecter la route, j&#8217;avais tout loisir d&#8217;observer mes compagnons de voyages. Je percevais souvent dans leurs yeux un mélange de crainte et de résignation.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Risques partagés</strong></p>
<p style="text-align: center;">Je me souviens aussi de la réflexion que m&#8217;avait faite un militaire dans une base avancée. Ce sergent m&#8217;avait confié qu&#8217;il s&#8217;était opposé à ce que ses soldats se rendent pour deux jours de repos dans la confortable et gigantesque base de Kandahar connue entre autre pour son Tim Hortons et son Pizza Hut.</p>
<p>Le risque couru sur la route ne valait pas le coup d&#8217;être pris à ses yeux.</p>
<p>«Je ne me sens pas à l&#8217;aise de dire à la femme d&#8217;un chum qu&#8217;il est mort en allant manger de la pizza», m&#8217;avait-il dit.</p>
<p>J&#8217;ai aussi eu la chance de me rendre à quelques reprises à Kandahar à la manière de Michelle Ouimet, c&#8217;est à dire avec un chauffeur et un guide-interprète, dans une auto ordinaire. C&#8217;était pour rencontrer des Afghans, rendre compte de la vie dans cette ville à la sinistre réputation.</p>
<p>D&#8217;accord, je n&#8217;ai pas soulevé les pieds une seule fois. Je n&#8217;ai pas imaginé que la route allait se soulever sous nos roues à cause du souffle formidable d&#8217;une explosion. Qu&#8217;une roquette allait se fracasser contre le blindage.</p>
<p>Mais lorsque nous étions coincés dans une rue étroite grouillante de monde du fief taliban, je n&#8217;en menais pas large non plus. Autre situation, autre danger.</p>
<p>Pour parler crûment, vaut-il mieux mourir en une fraction de seconde dans une boule de feu ou être séquestré de longs mois, avec une mort atroce au bout du tunnel ?</p>
<p>La guerre en Afghanistan a ceci de particulier qu&#8217;un des deux protagonistes refuse, à de rares exceptions, d&#8217;accepter des journalistes dans ses rangs. Reste donc l&#8217;armée canadienne.</p>
<p>Être «<em>embedded</em>» et être pris en charge par des relationnistes signifie t-il perdre son âme, son objectivité ? Je ne le crois pas. Que dire alors des collègues qui suivent la politique au parlement de Québec ou d&#8217;Ottawa ? Ceux qui sont affectés à la couverture municipale, artistique ou sportive ? Font-ils mal leur travail ?</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Un travail essentiel</strong></p>
<p style="text-align: left;">Je confesse que j&#8217;avais déjà de sérieux doutes quant à la réussite et à l&#8217;opportunité de la mission afghane dans ses objectifs actuels avant mon envol pour l&#8217;Afghanistan. Cette opinion s&#8217;est renforcée sur le terrain et à mon retour à Montréal.</p>
<p>Mais je considérais aussi qu&#8217;il était primordial de témoigner du travail et de la vie des soldats canadiens sur le front afghan. Cette guerre lorsqu&#8217;elle prendra fin en 2011, aura coûté plus d&#8217;une quinzaine de milliards aux contribuables canadiens, aura fauché des dizaines de vies, estropié, amputé, défiguré des dizaines d&#8217;hommes et de femmes, causé des blessures à plus d&#8217;un millier de soldats originaires des quatre coins du pays. Tout ceci mérite notre attention.</p>
<p>C&#8217;est entre autres pour ces raisons que je me suis retrouvé coiffé d&#8217;un casque et vêtu d&#8217;un gilet pare-balles.</p>
<p>Je réfléchissais encore une fois à tout cela ce matin, en contemplant la photo de Michelle Lang, toute souriante lorsque l&#8217;actualité afghane m&#8217;a rattrapée. Cette fois-ci, on apprenait l&#8217;enlèvement de deux journalistes français de la chaîne de télévision France 3 ainsi que de leurs accompagnateurs.</p>
<p>Ils ne voyageaient pas avec l&#8217;armée française, mais en solitaire.</p>
<p>Une preuve de plus, Michelle, qu&#8217;entre la peste et le choléra, le choix n&#8217;est pas si simple.</p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/01/afghanistan-entre-peste-et-cholera/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Des éloges et TLMEP pour conclure 2009</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/12/des-eloges-pour-conclure-2009/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/12/des-eloges-pour-conclure-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 20:13:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Headline]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=757</guid>
		<description><![CDATA[Le quotidien anglophone The Gazette, a attribué à six journalistes d'enquête canadiens, moi inclus,  le titre de personnalité de l'année pour notre travail sur la corruption dans le monde politique au Québec]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;année 2009 se termine presque mieux qu&#8217;elle ne l&#8217;a commencé à la suite du lockout décrété le 23 janvier par mon employeur (Quebecor) et qui ne semble pas prêt de se <a href="http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/55-enjeux/15210-lock-out-conflit-travail-quebecor" target="_blank">terminer</a>.</p>
<p>D&#8217;abord avec une participation à l&#8217;émission <strong><em><a href="http://www1.radio-canada.ca/emissions/tout_le_monde_en_parle/saison6/" target="_blank">Tout le monde en parle</a></em></strong> diffusée à Radio-Canada le <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2009/12/22/001-tout-monde-parle-rbo.shtml" target="_blank">31 décembre</a> au soir.</p>
<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/12/tlmep.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-771" style="margin: 10px;" title="tlmep" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/12/tlmep.jpg" alt="tlmep" width="349" height="268" /></a></p>
<p>Pour cette dernière de l&#8217;année, nous étions une bonne trentaine d&#8217;invités qui ont marqué l&#8217;année à leur manière. Un format inhabituel qui ne permet pas trop d&#8217;élaborer mais l&#8217;essentiel est de participer comme disait  l&#8217;autre&#8230; Mais une belle expérience et un bel accueil de la part de Guy-A Lepage, Dany Turcotte et toute leur équipe.</p>
<p>Le 17 décembre, le chroniqueur Henri Aubin du quotidien anglophone The Gazette, a attribué à six journalistes d&#8217;enquête canadiens, moi inclus,  le titre de <a href="http://www.montrealgazette.com/news/Democracy+watchdogs/2350444/story.html" target="_blank">personnalité de l&#8217;année</a> pour notre travail sur la corruption dans le monde politique au Québec. 1/6e de personnalité, c&#8217;est  toujours bon à prendre. Au passage Henri Aubin vante le travail de ceux qu&#8217;il surnomme les chiens de garde de la démocratie, insistant sur le rôle essentiel joué par ceux que l&#8217;on a trop tendance à qualifier de «vieux médias» et non les blogues en tous genres et les fameux «journalistes-citoyens».</p>
<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/12/the-gazette.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-762" style="margin: 10px;" title="the-gazette" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/12/the-gazette.jpg" alt="the-gazette" width="225" height="283" /></a></p>
<p>Dans un autre registre, le chroniqueur Marc Cassivi, du quotidien La Presse, s&#8217;est livré le même jour à une <a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/marc-cassivi/200912/17/01-931863-un-empire-qui-empire.php" target="_blank">dénonciation plutôt virulente</a> du <em>lockout</em> qui nous afflige. L&#8217;occasion une fois encore de souligner notre travail sur ruefrontenac.com.</p>
<p>Des éloges que j&#8217;accepte avec grand plaisir. Pas pour mousser mon ego, mais simplement parce que ça me change des mises en demeure, menaces et autres poursuites judiciaires, envoyées par tous ceux qui n&#8217;apprécient pas mon travail ces derniers temps !</p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/12/des-eloges-pour-conclure-2009/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Les espions font parler d&#8217;eux</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/12/les-espions-en-vedette-a-la-radio/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/12/les-espions-en-vedette-a-la-radio/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 19:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<category><![CDATA[espions]]></category>

		<category><![CDATA[John Le Carré]]></category>

		<category><![CDATA[Tretiak]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=614</guid>
		<description><![CDATA[Bon accueil médiatique pour «Ces espions venus d'ailleurs» (Stanké) ainsi que pour la version anglaise «Nest of spies» (HarperCollins) qui devrait aussi sortir en format poche au printemps 2010.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/09/hampel.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-621" style="margin: 10px; border: 0px initial initial;" title="hampel" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/09/hampel-300x207.jpg" alt="hampel" width="300" height="207" /></a>Bon accueil médiatique pour <strong>«Ces espions venus d&#8217;ailleurs» (Stanké)</strong>. Deux passages à la télévision mercredi 9 septembre 2009 (RDI et LCN). Jeudi 10, deux autres gros morceaux : entrevues avec le «morning man» <strong>Paul Arcand</strong> (98,5 FM) qui a qualifié le livre de «fascinant», puis avec <strong>Christiane Charette</strong>, à Radio-Canada qui ne voyait pas l&#8217;heure tourner. Deux incontournables le matin qui ont chacun leur style. À chaque fois ou presque, on a eu le droit à une question sur <strong>Vladislav Tretiak</strong>, la légende du hockey russe dont il est question dans notre livre.</p>
<blockquote><p>Vous pouvez écouter ces deux entrevues, au cours desquelles Michel et moi n&#8217;employons pas vraiment un langage diplomatique.</p></blockquote>
<h3>Entrevue avec Paul Arcand, 98,5 FM</h3>
<p>«Puisqu&#8217;il faut se lever», 98,5 FM le 10 septembre 2009.</p>
<h3>Entrevue avec Christiane Charette, Première chaîne de Radio-Canada</h3>
<p>Écoutez l&#8217;entrevue sur le site <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/chronique.asp?idChronique=87470" target="_blank">internet de l&#8217;émission</a></p>
<p>Depuis, Michel et moi nous partageons les entrevues à diverses radios, à raison de deux par jour minimum. À titre d&#8217;exemple, Michel a été reçu le 30 septembre dans les studios de Radio-Canada Ottawa-Gatineau, lors de l&#8217;émission du matin <a href="http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/emissions/emissionV0.asp?pk=71" target="_blank">Bernier et cie</a>. Pour ma part, j&#8217;ai donné une entrevue le même jour à Radio-Canada International (<a href="http://www.rcinet.ca/rci/fr/emissions/archives/archivesDetails_1946_30092009.shtml" target="_blank">émission Tam Tam</a>, 2e heure).</p>
<p>Dans un registre un peu différent, nous avons aussi participé à un tournage assez cocasse pour le compte de l&#8217;émission Infoman (radio-Canada). Le sympathique et provocateur animateur Jean-René Dufort nous a suivi dans les rues d&#8217;Ottawa et de Montréal à la recherchedes nids d&#8217;espions. Le reportage de presque 6 minutes a été diffusé jeudi 8 et samedi 10 octobre 2009 à la télévision d&#8217;état.</p>
<div id="attachment_699" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/09/img_37661.jpg"><img class="size-medium wp-image-699" title="img_37661" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/09/img_37661-300x225.jpg" alt="img_37661" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Entrevue sous les fenêtres du Consulat de Russie à Montréal</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Côté presse écrite, nos espions font leur bout de chemin. À mentionner une très belle critique dans l&#8217;hebdomadaire culturel <a href="http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&amp;section=10&amp;article=66635" target="_blank">VOIR</a> dans laquelle Christophe Bergeron écrit que notre essai «se lit comme un John Le Carré». Il y a eu aussi une recension dans <a href="http://www.ledevoir.com/2009/10/10/271032.html" target="_blank">Le Devoir du 10 octobre</a>.</p>
<blockquote><p>«Cet essai se lit comme un John Le Carré. On se régale des détails croustillants de l&#8217;âge d&#8217;or de la guerre froide».</p></blockquote>
<p>Entre-temps, la version anglaise <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/05/97815546844961.jpg" target="_blank">«Nest of spies»</a>, publiée chez <a href="http://www.harpercollins.ca/" target="_blank">HarperCollins</a>, a débarqué dans les librairies du Canada le 12 septembre. Plusieurs journaux, dont le <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/09/«nest-of-spies»-a-la-«une»-du-ottawa-citizen/" target="_blank">Ottawa Citizen</a>, s&#8217;en sont largement fait l&#8217;écho. Mentionnons que cette édition est désormais introuvable en librairie. Une version en format poche devrait sortir au printemps 2010.</p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/12/les-espions-en-vedette-a-la-radio/feed/</wfw:commentRss>
<enclosure url="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/09/arcand_espions.mp3" length="6457368" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>Le juge Bruguière tire à boulets rouges sur le Canada</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/12/le-juge-bruguiere-tire-a-boulets-rouges-sur-le-canada/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/12/le-juge-bruguiere-tire-a-boulets-rouges-sur-le-canada/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 20:18:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=749</guid>
		<description><![CDATA[Star de l’antiterrorisme, le juge à la retraite Jean-Louis Bruguière dénonce l’absence de coopération des autorités canadiennes lors d’une enquête majeure sur un groupuscule lié à al-Qaida au Québec.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Monaco; color: black;">Star de l’antiterrorisme, le juge à la retraite <a href="http://www.alliance-us.org/fr/Page.Culture.Lecture.Bruguiere.aspx" target="_blank">Jean-Louis Bruguière</a> dénonce dans un ouvrage, qui vient de paraître, l’absence de coopération des autorités canadiennes lors d’une enquête majeure sur un groupuscule lié à al-Qaida au Québec. Pire encore, il considère que les islamistes en ont profité de la naïveté du Canada pour en faire leur base arrière.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Celui que l’on surnomme le «cow-boy», en particulier ses détracteurs, peut-être parce qu’il portait sous sa veste un 357 Magnum, n’a jamais eu la réputation de prendre des gants lorsque vient le temps de régler ses comptes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/12/bruguiere.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-751" style="margin: 10px;" title="bruguiere" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/12/bruguiere.jpg" alt="bruguiere" width="220" height="346" /></a><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Il fait encore une fois honneur à sa légende, et faire grincer des dents ici, dans un ouvrage intitulé «Ce que je n’ai pas pu dire» (Robert Laffont) dans lequel il raconte les enquêtes les plus marquantes de sa carrière à la section anti-terroriste parisienne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">L’une d’elles l’a menée en 1999 à Montréal sur les traces d’un groupuscule lié à al-Qaida. Un voyage fertile en rebondissements.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Ces islamistes de la mouvance du GIA algérien étaient impliqués dans diverses attaques en France et un attentat raté contre une réunion des ministres du G7 à Lille en 1996. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Le juge Bruguière et les policiers de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) identifient plusieurs acteurs de ce réseau qui ont pour point commun d’être établis à Montréal. L’un d’eux a pour nom Ahmed Ressam. Il décide donc de venir interroger «les protagonistes du réseau et procéder à des perquisitions».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">C’est là que ses affaires se gâtent, semble-t-il.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><strong><span style="font-family: Monaco; color: black;">Présence malvenue</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><em>«Dès mon arrivée, écrit le juge Bruguière, […] nous nous heurtons à un obstacle quasi infranchissable : les autorités canadiennes, fort peu coopératives, refusent de nous délivrer un mandat de perquisition».</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">L’équipe anti-terroriste devra batailler en Cour pour parvenir à ses fins. Là encore, plusieurs autres obstacles se dresseront devant eux. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><em>«[…] </em><em>nos demandes paraissaient malvenues… Nous ne naviguions manifestement pas dans le sens du vent»</em>, écrit-il.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Ressam profitera de ces tiraillements pour fuir sur la côte ouest et mettre au point son projet d’<a href="http://seattletimes.nwsource.com/news/nation-world/terroristwithin/" target="_blank">attentat</a> contre l’aéroport de Los Angeles prévu pour la nuit du passage à l’an 2000. Ce ne sera pas la dernière déconvenue du juge Bruguière en sol Canadien. En décembre 2001, un juge ontarien remet en liberté un autre membre présumé du réseau, Abdellah Ouzghar, alors que celui-ci est réclamé depuis le mois d’avril par la France pour y purger une peine d’emprisonnement pour terrorisme. Un des prétextes avancés par le juge est qu’il n’a pas commis d’attentat au Canada.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Une fois encore, le cow-boy ne cache pas sa furie contre les autorités canadiennes lors d’une entrevue au quotidien La Presse. Ouzghar ne sera extradé à Paris qu’en juin dernier après une longue <a href="http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/faitsdivers/6910-ouzghar-terroriste-france" target="_blank">saga judiciaire</a>.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><strong><span style="font-family: Monaco; color: black;">Canad’al-qaida ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Des années plus tard, dans son ouvrage, Bruguière en vient à la conclusion que al-Qaida a profité de la naïveté des autorités canadiennes, et son souci de ne pas froisser ses «communautés émigrées», <em>«pour utiliser ce pays comme rampe de lancement de ses opérations contre les Etats-Unis»</em>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Il rappelle aussi que à cette époque le «Québec accueille également une communauté algérienne importante – au sein de laquelle se trouvent des éléments radicaux du GSPC» (groupe salafiste pour la prédication et le combat – Algérien).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Selon lui <em>«le curseur, dans le difficile équilibre à trouver entre sauvegarde de la liberté individuelle et protection de la sécurité collective, est mal positionné »</em>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Vu de l’étranger, les choses ont-elles changées depuis ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;">Non si l’on en juge par la réaction d’un<span> </span>à la suite de la libération en avril dernier à Ottawa de <a href="http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/faitsdivers/3021-fabrice-de-pierrebourg-diab" target="_blank">Hassan Diab</a>, homme soupçonné d’un attentat meurtrier à Paris </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;" lang="FR">En entrevue à ruefrontenac.com, un responsable français de la lutte au terrorisme avait expliqué qu’il y avait dans le monde des zones de haute pression que les terroristes évitaient, et d’autres, <em>« de basse pression, comme le Canada, où ils peuvent se réfugier sans crainte»</em>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: Monaco; color: black;">Jean-Louis Bruguière a pris sa retraite en 2007. Il est aujourd’hui Haut représentant de l’Union Européenne auprès des Etats-Unis pour la lutte contre le financement des Etats-Unis.</span><span style="font-family: Monaco; color: black;">Dans son livre, il revient sur les gros dossiers de sa carrière, de l’attentat de la rue des Rosiers à Paris à l’explosion du DC10 d’UTA, les assassinats du groupe de l’ultra-gauche Action Directe, les attaques meurtrières des réseaux islamistes, Shoe Bomber, etc.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: Monaco; color: black;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/12/le-juge-bruguiere-tire-a-boulets-rouges-sur-le-canada/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Les Chinois pris la main dans le sac en Allemagne</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/11/les-chinois-pris-la-main-dans-le-sac-en-allemagne/</link>
		<comments>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/11/les-chinois-pris-la-main-dans-le-sac-en-allemagne/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 22:12:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fabricedepierrebourg.org/fr/?p=736</guid>
		<description><![CDATA[La police munichoise a perquisitionné les domiciles de quatre ressortissants chinois suspectés d'être membres d'un réseau d'espionnage opéré depuis le consulat général local. Ces espions et informateurs chinois avaient à l'oeil l'imposante communauté ouïghoure.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/11/drapeau1.png"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-738" style="margin: 7px;" title="drapeau1" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2009/11/drapeau1-150x150.png" alt="drapeau1" width="150" height="150" /></a>Lors de la rédaction de notre livre «Ces espions venus d&#8217;ailleurs», nous avons souhaité aborder un aspect méconnu de l&#8217;espionnage : l&#8217;ingérence. Cela englobe les opérations clandestines menées sur le sol canadien par divers états, en général totalitaires, ayant pour but d&#8217;identifier, surveiller, intimider et éventuellement neutraliser des opposants à ces régimes pas vraiment démocratiques.</p>
<p>Ce qui est particulièrement scandaleux, c&#8217;est que ces sbires agissent en toute impunité. Souvent parce que leurs malheureuses victimes n&#8217;osent pas se plaindre aux autorités policières ou bien au SCRS. Par discrétion ou par méfiance vis à vis de ce qui est symbole de l&#8217;autorité de l&#8217;État. On ne se débarrasse pas aisément des hantises de son passé. Ces tristes sires profitent aussi de l&#8217; indifférence de nos politiciens, ministres, et fonctionnaires de certains ministères face à ces agissements pourtant inacceptables dans une démocratie comme la nôtre.</p>
<p>Pourquoi ? Tout simplement parce que ceux qui tirent ces ficelles sont aussi courtisés pour des raisons économiques. C&#8217;est le cas de la Chine par exemple. Que vaut un opposant Tibétain, Ouighour ou un adepte du Falun Gong face à la <em>realpolitik</em> et un éventuel contrat de plusieurs centaines de millions de dollars ? Pas grand chose. Les Tunisiens, marocains, kurdes, indiens de la minorité sikhe, iraniens, etc., ne sont pas mieux lotis.</p>
<p>Revenons à nos amis chinois. Ceux-ci ont mis en place sur le territoire canadien un réseau d&#8217;environ un millier d&#8217;agents secrets et d&#8217;informateurs a t-on appris en avril 2006.</p>
<p>Qui sont ils ? Des agents professionnels agissant sous diverses couvertures dont diplomatiques, mais aussi des hommes d&#8217;affaires, des étudiants, des journalistes, etc. On les retrouve aussi au sein d&#8217;associations bidons. Certains de ces «touristes hyperactifs» comme les avaient qualifiés avec humour l&#8217;ex-patron du SCRS, Jim Judd, appartiennent au sinistre et mystérieux «Bureau 610». Cette «Gestapo chinoise», comme le surnomment les dissidents,  a ses antennes dans la plupart des ambassades et consulats, y compris au Canada.</p>
<p>Leur travail consiste à neutraliser les «cinq poisons». Sous ce vocable sans équivoque, on retrouve les Tibétains, les <a href="http://www.liberation.fr/monde/0101578511-l-impossible-autonomie-des-ouighours-du-xinjiang" target="_blank">Ouighours du Turkistan de l&#8217;Est</a>, les pratiquants du Falun Gong, les opposants de tous acabits et activistes prodémocratie  et militants en faveur de l&#8217;indépendance de Taïwan.</p>
<p>Lors de mes recherches, j&#8217;ai rencontré des membres du Falun Gong et des Ouighours qui m&#8217;ont raconté des histoires troublantes survenues ici ces dernières années. L&#8217;éventail de l&#8217;ingérence chinoise est assez large : pressions politiques sur des députés et des ministres, virus injectés dans les ordinateurs, menaces directes et des pressions sur leurs familles en Chine, voitures aux vitres fumées stationnées sous leurs fenêtres la nuit et j&#8217;en passe.</p>
<p>Qu&#8217;a t-on fait pour protéger ces personnes et protéger notre souveraineté  ? Rien. Pas d&#8217;expulsion, pas de mise en garde, même pas une petite tape sur les doigts. À part un modeste deuxième secrétaire du bureau de l&#8217;éducation de l&#8217;ambassade de Chine à Ottawa à qui on a refusé le renouvellement de son visa en 2006 (ce diplomate avait pour tache de ficher les pratiquants du Falun Gong au Canada et leur mener la vie dure).</p>
<p>Pendant ce temps-là, les sbires de Pékin continuent de s&#8217;en donner à coeur joie et réussissent même à museler et censurer ceux qui tentent de dénoncer leurs magouilles. Croyez-moi, même les journalistes canadiens peuvent en subir les frais.</p>
<p>Heureusement, la situation n&#8217;est pas la même partout dans le monde. Fin novembre 2009, le magazine allemand <a href="http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,663090,00.html" target="_blank">Der Spiegel</a> rapportait que la police munichoise a perquisitionné les domiciles de quatre ressortissants chinois suspectés d&#8217;être membres d&#8217;un réseau d&#8217;espionnage opéré depuis le consulat général local. Ces espions et informateurs chinois avaient à l&#8217;oeil l&#8217;imposante communauté ouïghoure, la plus importante au monde. C&#8217;est en effet à Munich que le Congrès mondial ouïghour a établi ses quartiers.</p>
<p>Ces raids médiatiques constituent un avertissement sérieux pour Pékin. Surtout que deux ans auparavant, rappelle le Spiegel, un diplomate chinois avait fait ses valises en catastrophe juste avant d&#8217;être interpellé par la police. Il avait été observé à plusieurs reprises en réunion avec des espions qui lui fournissaient des informations sur ces «poisons» ouïghours.</p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2009/11/les-chinois-pris-la-main-dans-le-sac-en-allemagne/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
	</channel>
</rss>
