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	<title>Fabrice de Pierrebourg</title>
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	<description>Terrorisme • Espionnage • Défense</description>
	<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 04:21:07 +0000</pubDate>
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		<title>Jackpot pour un club fermé d&#8217;entreprises à Laval</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 03:59:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Enquêtes Québec]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[Laval]]></category>

		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[En trois ans, le comité exécutif de la Ville de Laval a approuvé pour au moins 80 M$ de contrats et d'honoraires qui, pour toutes sortes de raisons, ont échappé au processus transparent des soumissions publiques.

Une manne qui profiterait toujours au même «club privé et fermé» d'entreprises et dont on retrouve certains dirigeants au sein de la Fondation Marcel Vaillancourt.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000;"><strong>(Texte publié sur le site ruefrontenac.com le 31 mai 2010)</strong></span></p>
<p>En trois ans, le comité exécutif de la Ville de Laval a approuvé pour au moins 80 M$ de contrats et d&#8217;honoraires qui, pour toutes sortes de raisons, ont échappé au processus transparent des soumissions publiques.</p>
<p>Une manne qui profiterait toujours au même «club privé et fermé» d&#8217;entreprises et dont on retrouve certains dirigeants au sein de la Fondation Marcel Vaillancourt.</p>
<p>Pour mener à bien son enquête, RueFrontenac.com a recensé et épluché près de 2500 résolutions du Comité exécutif de Laval, rendues, parfois à huis clos, entre le 1er janvier 2007 et le mois de février 2010.</p>
<p>Le flou entourant des dizaines de ces contrats accordés, ou paiements d&#8217;honoraires, et leur justification laissent songeur. Certains libellés de résolutions sont si succincts qu&#8217;il est impossible de connaître, par exemple, l&#8217;historique de ces contrats ou la nature exacte des travaux à effectuer ou même de déterminer si cela fait suite ou non à une soumission.<br />
Ce sont les projets appelés MOP (maîtrise d&#8217;œuvre privée) par la Ville de Laval qui représentent une vraie manne pour un cercle restreint de firmes de construction et de génie. Photo d&#8217;archives Pascal Ratthé</p>
<p>Des «MOP» qui rapportent gros</p>
<p>Ce sont les projets appelés MOP (maîtrise d&#8217;œuvre privée) par la Ville de Laval qui représentent la plus grosse part de ce gâteau. Le MOP, très en vogue dans la ville de Gilles Vaillancourt, est «un ouvrage d&#8217;infrastructure réalisé dans le cadre d&#8217;un projet privé (résidentiel, commercial ou industrie)» et payé par le promoteur.</p>
<p>Laval utilise les MOP lorsqu&#8217;un promoteur veut développer un nouveau quartier résidentiel ou commercial et que l&#8217;on doit y construire des rues, étendre le réseau d&#8217;égouts, etc. Ces infrastructures essentielles sont payées par le promoteur et cédées ensuite à la ville pour 1$. Sauf qu&#8217;elles sont réalisées par des entreprises à l&#8217;issue d&#8217;un processus opaque «compte tenu de la nature privée du projet», justifie Amélie Cliche, la porte-parole du maire Vaillancourt:</p>
<p>«Les promoteurs doivent soumettre un minimum de cinq sous-traitants aptes à réaliser les travaux, et ce sont ces derniers qui sont invités à soumissionner. Il n&#8217;y a donc pas de publications car ce sont des appels d&#8217;offres sur invitation.»</p>
<p>C&#8217;est en vertu du même principe que la Ville choisit la firme de génie et le laboratoire chargés de veiller à la «qualité et conformité» des travaux. «On ne veut pas que l&#8217;entrepreneur contrôle la firme d&#8217;ingénieurs», commente Guy Collard, le greffier. Certaines résolutions parlent de «soumissions privées».</p>
<p>Les sommes en jeu peuvent dépasser le million de dollars. Du pain béni pour les entreprises de construction, de génie et les laboratoires techniques.<br />
David de Cotis, du Mouvement lavallois, accuse l&#8217;administration Vaillancourt de toujours favoriser les mêmes entreprises et de manquer de transparence. Photo d&#8217;archives Rogerio Barbosa</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Manque de transparence</strong></p>
<p>«Le processus devrait être transparent, estime David De Cotis, du Mouvement Lavallois. Il devrait y avoir des appels d&#8217;offres publics. Ça ne coûterait pas plus cher.»</p>
<p>Au  bureau du maire Gilles Vaillancourt, on défend bec et ongles les projets MOP et leur processus parce c&#8217;est une bonne affaire autant pour la Ville que pour les contribuables lavallois.</p>
<p>«Puisque les promoteurs assument le financement du projet, justifie Amélie Cliche, il en résulte zéro endettement pour l&#8217;ensemble des contribuables, la Ville ne faisant aucun règlement d&#8217;emprunt. C&#8217;est le principe du demandeur-payeur.»</p>
<p>Mais comme le promoteur intègre ces coûts d&#8217;infrastructures au prix de vente de la maison ou de l&#8217;appartement par exemple, au final, le citoyen va payer d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre.</p>
<p>À Montréal, ces travaux d&#8217;infrastructure sont aussi à la charge du promoteur en vertu du règlement municipal 08-013, explique Gonzalo Nunez, porte-parole, qui nous a fait parvenir des explications assez détaillées, précisons-le. Mais la métropole se laisse le choix de décider si «elle réalise elle-même les travaux, auquel cas elle doit procéder par appel d&#8217;offres, conformément aux règles prévues à la Loi sur les cités et villes», ou si «elle choisit de confier au promoteur, de gré à gré, la réalisation de ces travaux». Celui-ci choisit lui-même son entrepreneur et il n&#8217;est pas tenu d&#8217;aller en appel d&#8217;offres. Mêmes options pour la réalisation des plans et devis ainsi que la surveillance des travaux.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Des routes privées?</strong></p>
<p>Sur le fond, on peut se demander pourquoi ces infrastructures municipales construites dans le cadre des MOP ne seraient pas assujetties aux mêmes règles d&#8217;attribution que les autres. Rien n&#8217;empêcherait ensuite la ville de refiler la facture aux promoteurs. Une question à laquelle le bureau du maire Vaillancourt n&#8217;a pas répondu malgré notre insistance.</p>
<p>Nous avons aussi demandé la liste des entrepreneurs en construction qui ont réalisé ces travaux depuis trois ans. Une requête pertinente qui aurait permis de vérifier si, par hasard, ces entreprises font partie du même <a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/200910/21/01-913326-laval-pres-de-75-des-contrats-a-huit-entrepreneurs.php" target="_blank">club des huit</a> qui se partagent 75% des contrats de travaux publics obtenus à la suite d&#8217;appels d&#8217;offres. Mais on nous a demandé de procéder par une demande d&#8217;accès à l&#8217;information.</p>
<p>Dans les résolutions du CE, seuls apparaissent les noms des firmes d&#8217;ingénieurs et les laboratoires de vérification. On y retrouve sans surprise les gros joueurs. En particulier Cima +, dont le nom est cité dans le dossier des contributions au Parti libéral du Québec. Son président, Kazimir Olechnowicz, est aussi président de la <a href="http://www.fondmarcelvaillancourt.org/FMV/presfondation.html" target="_blank">Fondation Marcel Vaillancourt</a>. Ou encore Dessau et Tecsult, dont les dirigeants respectifs, Jean-Pierre Sauriol et Luc Benoît, font partie des «patrons d&#8217;honneurs» de cette fondation aux côtés de Robert Bibeau, président de Shokbeton.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Renouvellement automatique</strong></p>
<p>Les renouvellements automatiques de contrats d&#8217;année en année semblent aussi monnaie courante au sein de l&#8217;administration lavalloise. Des contrats octroyés dès le départ à la suite d&#8217;un appel d&#8217;offres pour un nombre d&#8217;années X, comme une convention collective! Des sommes colossales sont en jeu. Près de 11 M$ pour l&#8217;année 2009. Autant dire un vrai jackpot pour beaucoup de ces entreprises, qui commencent l&#8217;année avec l&#8217;assurance de toucher une somme minimale de la Ville de Laval quoi qu&#8217;il arrive. Les concurrents savent, eux, qu&#8217;ils devront passer leur tour quelques années avant d&#8217;espérer peut-être entrer dans la danse. Il s&#8217;agit de contrats d&#8217;assurances, de services juridiques, de fourniture de mélanges bitumineux, de matériaux, d&#8217;entretien de pelouse, de services d&#8217;avocats, de marquage de chaussée, etc.<br />
Infographie Martin Richard</p>
<p>Parmi les bénéficiaires (voir tableau), on remarque les noms de Sintra, Simard-Beaudry et la firme d&#8217;avocats Duton Rainville SENC, dont un des associés directeurs, Gilles Laporte, est un des «patrons d&#8217;honneur 2010» de la Fondation Marcel Vaillancourt. À elle seule, Dunton Rainville a, en 2009, obtenu la somme de 2,5 M$ pour deux contrats renouvelables afin d&#8217;«assister la ville dans différents dossiers d&#8217;ordre légal» et de «gestion de ressources humaines».</p>
<p>Pour Guy Collard, le greffier de la ville, cela représente l&#8217;avantage de «ne pas être obligé d&#8217;aller en soumission chaque année». «On va chercher un prix avec des balises d&#8217;augmentation. On peut ensuite renouveler ou décider de retourner en soumission.»</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Les petites sommes font les gros montants</strong></p>
<p>Certaines dépenses autorisées par le CE sont de l&#8217;ordre de quelques milliers de dollars. Dans ce lot, on remarque bon nombre d&#8217;honoraires d&#8217;avocats, d&#8217;arpenteurs et géomètres. Des sommes inférieures à 25 000$, seuil à partir duquel le processus de soumission doit être enclenché.<br />
Infographie Martin Richard</p>
<p>Sauf que l&#8217;accumulation de ces «petites» sommes finit par se transformer en montants conséquents à la fin de l&#8217;année. Par exemple, en trois ans, la même firme d&#8217;avocats Dunton Rainville SENC a, selon nos calculs, facturé pour environ 903 000$ d&#8217;honoraires. Une somme à ajouter à celle évoquée plus haut.</p>
<p>On peut se demander pourquoi Duton-Rainville facture des honoraires en plus de ses deux contrats annuels. Pourquoi la Ville de Laval ne signe pas de contrat annuel avec cette firme d&#8217;avocats pour limiter ses coûts. Et pourquoi la plupart de ces tâches ne sont pas gérées par le personnel municipal du contentieux et des ressources humaines. Des questions que nous avons aussi posées au bureau du maire.</p>
<p>Autre exemple de bénéficiaire de ces contrats sans soumission, le Laboratoire de construction 2000, nom qui revient très souvent dans notre recension, en particulier dans les projets MOP. Tout comme Nepcon et Mergad, appartenant toutes deux à la belle-famille du conseiller Jean-Jacques Beldié. Et encore une fois, la firme de génie CIMA + dont la tour à bureaux domine l&#8217;hôtel de ville et qui profite déjà d&#8217;un grand nombre de contrats à Laval. CIMA + a aussi profité d&#8217;un contrat de 227 900$ octroyé en «urgence», par décret, au cours de l&#8217;été 2007 pour inspecter les ponts à dalle épaisse de Laval dans la foulée des audiences de la commission Johnson sur l&#8217;effondrement du viaduc de la Concorde.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Entrepreneurs exclus systématiquement?</strong></p>
<p>Lorsque nous avons commencé à nous pencher sur ce dossier il y a plusieurs semaines, le bureau du maire Gilles Vaillancourt n&#8217;a pas voulu nous répondre. On nous a plutôt référé à Me Guy Collard, le greffier de la ville. Comme on peut s&#8217;en douter, ce dernier n&#8217;a répondu qu&#8217;aux questions factuelles: «Ce n&#8217;est pas moi qui vais expliquer le pourquoi et le comment.» Le fonctionnaire nous a tout de même expliqué que chaque contrat était étudié scrupuleusement par le trésorier avant d&#8217;atterrir sur la table du comité exécutif.</p>
<p>Mais comment expliquer que ce seraient toujours les mêmes qui depuis 20 ans font de bonnes affaires à Laval? C&#8217;est un «petit club sélect, un boys club», résume un fin connaisseur de la scène municipale locale. David De Cotis, du Mouvement lavallois, parle lui d&#8217;un «club privé» dont les accès seraient barrés à plusieurs entreprises: «Pendant la campagne électorale, des entrepreneurs nous ont dit être exclus systématiquement.»</p>
<p>• En parcourant ces résolutions, nous avons aussi déniché quelques bizarreries. Par exemple, une soumission de 143 768$ présentée par Construction DJL pour la fourniture de mélanges bitumineux à l&#8217;hiver 2006-2007. Celle-ci a été acceptée le 17 février alors que l&#8217;hiver était déjà bien entamé.</p>
<p>(c) Fabrice de Pierrebourg</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un contrat qui suscite des questions à Laval</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2011/07/un-contrat-qui-suscite-des-questions-a-laval/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 03:46:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Enquêtes Québec]]></category>

		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Quasiment tous ses administrateurs sont des contributeurs importants et réguliers du Parti Libéral du Québec, comme nous avons pu le vérifier dans les fichiers du DGE du Québec.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;"><strong>(Texte publié sur le site RUEFRONTENAC.COM le 6 janvier 2010)</strong></span></p>
<p style="text-align: left;">La Ville de <strong>Laval </strong>a versé près de 900 000 $ sans soumission préalable à la firme  Schokbeton Québec, dont un des vice-présidents, Benoît Fradet, est aussi  conseiller municipal, pour transporter et entreposer des poutres de  béton provenant du viaduc du Souvenir, a appris RueFrontenac.com.</p>
<table style="height: 17px; text-align: left;" border="0" width="26">
<tbody>
<tr>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: left;">Installée à Saint-Eustache, <a href="http://www.schokbeton.com/fr/accueil.html" target="_blank">Schokbeton Québec inc</a>.,  dont la spécialité est le béton préfabriqué, est dirigée par des  membres de la famille de Marc Bibeau, des fidèles du Parti libéral  provincial et des proches de Jean Charest.</p>
<p style="text-align: left;">Quasiment tous ses administrateurs sont des contributeurs importants  et réguliers du Parti Libéral du Québec, comme nous avons pu le vérifier dans les fichiers  du DGE du Québec.</p>
<p style="text-align: left;">Selon les données du registre des entreprises du Québec,  l’actionnaire majoritaire est une compagnie à numéro dont le président  est Marc Bibeau.Cet homme, déjà décrit comme un des plus importants « <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/nouvelles/200404/27/006-charest-conseillers.shtml" target="_blank">collecteurs de fonds</a> » du PLQ, aurait aussi été intégré à un cabinet fantôme constitué par  Jean Charest il y a quelques années. Marc Bibeau et son épouse Tracy  s’impliquent aussi dans des causes comme Leucan.</p>
<p style="text-align: left;"><strong> Un élu de la Ville embauché comme v.-p.</strong></p>
<p style="text-align: left;">Selon les données obtenues auprès de la Ville de <strong>Laval</strong>,  Schokbeton a reçu le 20 décembre 2000 et le 28 mai 2002 deux paiements  de 474 250,78 $ et 417 604,10 $ pour des travaux « de dégagement, de  démantèlement, de transport et d’entreposage du viaduc du Souvenir ».</p>
<p style="text-align: left;">Coïncidence, c’est aussi en mai 2002, date du dernier paiement effectué par la Ville de <strong>Laval</strong>, que <a href="http://www.assnat.qc.ca/fra/Membres/notices/e-f/FRADB.HTM" target="_blank">Benoît Fradet</a> a été embauché comme vice-président de Schokbeton. Or, cet ex-député  libéral provincial de Vimont (1989-1994) est aussi depuis 1997  conseiller de la Ville de <strong>Laval</strong> dans le district de Renaud  et membre de son comité exécutif. On  retrouve son nom au sein de plusieurs organismes, en particulier comme  administrateur du <a href="http://www.fondsreg.com/implnt/internetfondsreg.nsf/0/7795DF77FE54B745852575EC00557B30?openDocument" target="_blank">Fonds régional FTQ de Lava</a>l.</p>
<p style="text-align: left;">Il est aussi l’unique administrateur d’une compagnie à numéro ainsi  que de la compagnie Fradet et associés, domiciliées à la même adresse.  Beaucoup d’observateurs avisés de la scène municipale lavalloise le  décrivent comme un des prétendants les plus sérieux au trône occupé  depuis des lustres par Gilles Vaillancourt.</p>
<p style="text-align: left;"><strong> Caractère urgent</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le contrat, d’une valeur totale de 891 804 $, a été attribué à la suite  de l’effondrement du viaduc, le matin du 18 juin 2000, sur l’autoroute  15. Un drame dans lequel un automobiliste a trouvé la mort. Dans un  courriel adressé à RueFrontenac.com, la porte-parole du maire  Vaillancourt, Amélie Cliche, a insisté sur le caractère urgent des  travaux à effectuer : « Les directives de dégagement provenaient du MTQ  et des autorités policières afin de dégager l’A15 de manière sécuritaire  et rapide afin de rétablir la circulation. Les directives concernant  l’entreposage des matériaux (éléments de preuve) provenaient du coroner.  »</p>
<p style="text-align: left;">Mentionnons toutefois que le bureau du maire Vaillancourt n’a pas  caché son agacement face à notre insistance à connaître dans quelles  circonstances la compagnie Schokbeton avait obtenu ce lucratif contrat  d’entreposage de poutres de béton, et pourquoi elle et non une autre.</p>
<p style="text-align: left;"><strong> Pas un bon sujet de reportage</strong></p>
<p style="text-align: left;">L’attachée de presse du maire a d’abord vainement tenté de jouer la  carte du caractère dramatique de l’événement et de faire comprendre au  représentant de Rue Frontenac que ses questions étaient en quelque sorte  déplacées.</p>
<p style="text-align: left;">« Savez-vous que c’est une tragédie qui a fait un mort ? » a d’abord  lancé au téléphone la porte-parole de Gilles Vaillancourt. Dans un  courriel envoyé par la suite, le bureau du maire Vaillancourt s’est  justifié par le fait que seules deux entreprises au Québec spécialisées  dans la fabrication de poutres préfabriquées avaient les compétences  nécessaires pour cette mission.</p>
<p style="text-align: left;">Mais l’une des deux, Béton Préfabriqué du Lac, étant impliquée dans  la construction des poutres en question et donc « sous enquête » à la  suite de la tragédie, elle ne pouvait pas être retenue. Pourtant, en  2001, des médias ont relaté que la Ville de <strong>Laval</strong> jugeait trop élevés les frais d’entreposage facturés par Schokbeton.</p>
<p style="text-align: left;">Pourquoi la Ville a-t-elle fini par payer la note, au terme de  quelles tractations et sur quelles bases ? Sur ce point, Amélie Cliche  nous a recommandé de faire une demande d’accès au greffe de la Ville.  Elle nous a toutefois indiqué que le gouvernement du Québec avait épongé  une partie de la facture.</p>
<table style="text-align: left; height: 6px;" border="0" width="254">
<tbody>
<tr>
<td><img src="http://ruefrontenac.com/images/stories/photos/janvier_2010/05/220-440/schokbeton_pratthe03b.jpg" border="0" alt="" /></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: left;"><strong>Béton et centres commerciaux</strong></p>
<p style="text-align: left;">Nous avons  joint Schokbeton à deux reprises afin de solliciter une entrevue avec un  des dirigeants de la compagnie ainsi que monsieur Fradet. Notre  interlocutrice nous a plutôt demandé de faire parvenir notre liste de  questions par courriel.</p>
<p style="text-align: left;">Plus tard pendant la journée, celle-ci nous a indiqué qu’il faudrait  plusieurs jours avant que nous puissions obtenir les réponses  souhaitées. Fondée en 1962, Schokbeton a son nom associé à des projets  d’infrastructures d’envergure un peu partout dans le monde. Le plus  connu est le Stade olympique. Cette compagnie participe aussi à la  construction d’une vingtaine de ponts de la future autoroute 30.</p>
<p style="text-align: left;">En plus du béton, la famille Bibeau compte dans son giron les centres  commerciaux Beauward ltée (Galeries Joliette, Saint-Eustache,  Saint-Hyacinthe, etc). Nous avons voulu vérifier si la famille Bibeau  avait contribué au parti PRO du maire Vaillancourt dans les années 2000 à  2002, période coïncidant avec le contrat évoqué, mais la trésorière de  la Ville de <strong>Laval</strong> nous a indiqué que les rapports financiers antérieurs à cinq ans sont systématiquement détruits.</p>
<p style="text-align: left;">L’automne dernier, RueFrontenac.com a évoqué le cas d’un autre conseiller de l’équipe Vaillancourt, <a href="http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiquemunicipale/12919-enquete-laval-" target="_blank">Jean-Jacques Beldié</a>, dont la belle famille a obtenu plusieurs dizaines de millions de contrats  en infrastructures de la Ville de Laval et du MTQ. Voulant questionner l’administration municipale sur le  sujet, le Mouvement lavallois, parti d’opposition, a plus tard reçu une <a href="http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiquemunicipale/14920-baillon-laval-nouvelles">mise en demeure </a>le menaçant de poursuites.</p>
<p style="text-align: left;">(Fabrice de Pierrebourg)</p>
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		<title>Fin de la mission de combat à Kandahar</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 03:28:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>

		<category><![CDATA[Kandahar]]></category>

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		<description><![CDATA[La mission de combat canadienne en Afghanistan est officiellement terminée aujourd&#8217;hui. Les Canadiens ont remis les clés de leurs bases aux Américains.
On fait le bilan lors de l&#8217;émission d&#8217;Isabelle Maréchal (98,5FM)
Ecouter l&#8217;entrevue

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La mission de combat canadienne en Afghanistan est officiellement terminée aujourd&#8217;hui. Les Canadiens ont remis les clés de leurs bases aux Américains.<br />
On fait le bilan lors de l&#8217;émission d&#8217;Isabelle Maréchal (98,5FM)</p>
<p><a href="http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=104926">Ecouter l&#8217;entrevue<br />
</a></p>
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		<title>«Ces espions venus d&#8217;ailleurs» nouvelle édition</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/09/ces-espions-venus-dailleurs-en-poche/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 13:53:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[livres]]></category>

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		<description><![CDATA[«Ces espions venus d'ailleurs», qui dévoile l'ampleur de l'espionnage sur le sol canadien, est réédité en version 10/10 (format livre de poche). Il est disponible en librairie depuis le 15 septembre 2010.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs affaires reliées à l&#8217;espionnage ont fait la une des journaux ces derniers mois. En particulier l&#8217;arrestation d&#8217;espions russes aux États-Unis ainsi que les révélations fracassantes du directeur du SCRS à propos des liens troublants qui seraient entretenus par des politiciens canadiens avec des puissances étrangères. Voilà qui vient conforter l&#8217;idée que l&#8217;espionnage n&#8217;est pas mort et enterré sous les décombres de la guerre froide. Loin de là.</p>
<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/09/ces-espions-c1br.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-877" style="margin: 5px;" title="ces-espions-c1br" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/09/ces-espions-c1br-179x300.jpg" alt="ces-espions-c1br" width="179" height="300" /></a>«Ces espions venus d&#8217;ailleurs», qui dévoile l&#8217;ampleur de l&#8217;espionnage sur le sol canadien, est réédité en version 10/10 (format livre de poche) chez Libre Expression. Il est disponible en librairie depuis le 15 septembre 2010.</p>
<p>Voir : la <a href="http://www.edlibreexpression.com/ficheProduit.aspx?codeprod=357711" target="_blank">fiche du livre </a></p>
<p>(Fabrice de Pierrebourg)</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le bourbier afghan du Canada</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/09/bientot-en-librairie-le-bourbier-afghan-non-censure/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 13:17:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Défense]]></category>

		<category><![CDATA[Headline]]></category>

		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>

		<category><![CDATA[Kandahar]]></category>

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		<description><![CDATA[Près de 160 morts et d'un millier de blessés canadiens, des soldats suicidaires et qui combattent gavés d'anti-dépresseurs, près de 20 milliards dépensés, des seigneurs de guerre narcotrafiquants qui font fortune sur le dos des contribuables canadiens, une population civile meurtrie et désabusée, tel est le bilan provisoire et peu reluisant de la guerre du Canada en Afghanistan alors que prend fin cette mission de combat.












Parution : septembre 2010
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_846" class="wp-caption aligncenter" style="width: 706px"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/09/kanda-fab21.jpg"><img class="size-large wp-image-846 " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="kanda-fab21" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/09/kanda-fab21-1024x768.jpg" alt="kanda-fab21" width="696" height="522" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Fabrice de Pierrebourg (c) </p></div></p>
<p>Près de 160 morts et d&#8217;un millier de blessés canadiens, des soldats suicidaires et qui combattent gavés d&#8217;antidépresseurs, près de 20 milliards dépensés, des seigneurs de guerre narcotrafiquants qui font fortune sur le dos des contribuables canadiens, une population civile meurtrie et désabusée, tel est le bilan provisoire et peu reluisant de la guerre du Canada en Afghanistan alors que prend fin cette mission de combat.<br />
D&#8217;ici le retrait annoncé de juillet 2011, combien d&#8217;autres cercueils en aluminium auront pris le chemin du Canada ?<br />
Combien de soldats reviendront amputés ou mutilés psychologiquement de ce bourbier, martyrs d&#8217;une guerre inutile et perdue d&#8217;avance&#8230;<br />
Fabrice de Pierrebourg a partagé à deux reprises en tant que journaliste le quotidien de ces hommes et femmes envoyés comme de la chair à canon sur des routes minées, ou abandonnés à leur triste sort. Il nous conte des histoires inédites, effrayantes et parfois inquiétantes.</p>
<p><div id="attachment_853" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/09/kand-fab11.jpg"><img class="size-medium wp-image-853" title="kand-fab11" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/09/kand-fab11-300x225.jpg" alt="Photo : Fabrice de Pierrebourg (c)" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Fabrice de Pierrebourg (c)</p></div></p>
<p>Martyrs d&#8217;une guerre perdue d&#8217;avance est un document résolument noir aux allures de réquisitoire. Loin des discours officiels, des belles histoires de puits creusés et de fillettes qui vont à l&#8217;école, c&#8217;est un témoignage à la fois cru et respectueux, un récit sans filtre que nous livre Fabrice de Pierrebourg sur le quotidien des soldats canadiens dans la province de Kandahar, leurs joies, leurs peines, leurs colères, leurs frustrations&#8230; Des histoires de courage, de peur, de sang, d&#8217;amitiés, de bandes de copains soudés dans l&#8217;épreuve jusqu&#8217;à mort. Et aussi de dérapages que l&#8217;armée canadienne a soigneusement tenus secret.</p>
<p>Martyrs d&#8217;une guerre perdue d&#8217;avance est une enquête journalistique dérangeante, complétée par des confidences exclusives, dont celles de l&#8217;ex-premier ministre canadien Jean Chrétien.</p>
<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/09/couv-martyrs.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-856" style="margin: 10px; border: 10px solid black;" title="couv-martyrs" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/09/couv-martyrs-199x300.jpg" alt="couv-martyrs" width="319" height="440" /></a></p>
<p>À voir :</p>
<p>la liste des livres de Fabrice de Pierrebourg sur le site des <a href="http://www.edstanke.com/ficheAuteur.aspx?codeaut=DE__1000" target="_blank">éditions Stanké</a></p>
<p>Débat à RDI avec le Lt-Col Rémy Landry. Voir la <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/24_heures_en_60_minutes/2010-2011/Entrevue.asp?idDoc=120644&amp;autoPlay=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/RDI2/24HeuresEn60Minutes201009301902_2.asx" target="_blank">vidéo</a></p>
<p>À lire : extraits dans la revue <a href="http://www.lactualite.com/" target="_blank">L&#8217;Actualité</a> et dans <a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201009/25/01-4326595-les-narco-tentations-du-cannabistan.php" target="_blank">La Presse</a> du 25 septembre 2010.</p>
<p>Écouter - Radio-Canada :  <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2010-2011/chronique.asp?idChronique=120263&amp;autoPlay=#" target="_blank">Christiane Charette</a> lundi 27 septembre à 9 h et <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/desautels/2010-2011/" target="_blank">Désautels</a> mardi 28 septembre.</p>
<p>Radio-Canada Ottawa, <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBOF/000b4dc0_20101013_095907.asx&amp;promo%3DZAPmedia_Telejournal&amp;duree%3Dcourt" target="_blank">Bernier et cie</a>, le 13 octobre 2010</p>
<p>Radio Canada International, <a href="http://www.rcinet.ca/radio/index.php?language=fr&amp;type=program&amp;media=audio2&amp;id=631" target="_blank">Tam-Tam</a>, le 24 octobre 2010 (à partir de 34 mn)</p>
<p><a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBV/00061974_20101111_101017.asx&amp;promo%3DZAPmedia_Telejournal&amp;duree%3Dcourt" target="_blank">Première Heure</a>, Radio-Canada Québec, 11 novembre 2010</p>
<p>Isabelle le matin, 98,5FM, 11 novembre 2010  <a href="http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=84365" target="_blank">Bloc 1</a> et <a href="http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=84366" target="_blank">Bloc 2</a></p>
<p><a href="http://www.fm93.com/bouchard-en-parle_b_2_Form.html" target="_blank">«Bouchard en parle»</a>, FM93, 18 novembre 2010</p>
<p><a href="http://www.radiox.com/emission/rdx_grille_le_5_a_7/18/11/2010" target="_blank">«Le 5 à 7»</a>, CHOI, 18 novembre 2010</p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
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		</item>
		<item>
		<title>«Nest of spies», nouvelle édition !</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 20:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[livres]]></category>

		<category><![CDATA[Nest of spies]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonne nouvelle, la version «paperback» de «Nest of spies - The startling truth about foreign agents at work within Canada's borders» (HarperCollins Publishers Ltd) est désormais disponible en librairie à un prix très doux...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonne nouvelle, la version «paperback» de «Nest of spies - The startling truth about foreign agents at work within Canada&#8217;s borders» (HarperCollins Publishers Ltd) est désormais disponible en librairie à un prix très doux&#8230; Si l&#8217;anglais vous rebute, la version originale en français «Ces espions venus d&#8217;ailleurs» (Stanké) est épuisée&#8230;</p>
<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/nest-of-spies-paperback.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-791" style="margin: 10px;" title="nest-of-spies-paperback" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/nest-of-spies-paperback-300x208.jpg" alt="nest-of-spies-paperback" width="300" height="208" /></a></p>
<p>Voici le texte de la page 4 en version originale !<!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 200%;"><span style="color: black;" lang="EN-US"><em></em></span></p>
<p><em>Nest of Spies</em> is an enlightening account of international operators conducting surveillance and carrying out costly and often deadly missions right under the noses of Canadian personnel-from businessmen with ingenious schemes to steal plans and materials from which they can reverse-engineer Canadian products, to cutting-edge Internet thieves who infiltrate government databases and burst through bank firewalls, stealing records and tracking new Canadians.</p>
<p>Industrial espionage has already cost our nation thousands of jobs and billions of dollars. Ultimately, the responsibility to protect our country&#8217;s intellectual assets remains with businesses themselves, but are they prepared to face the daunting task of working against a highly organized and professional foe? <em>Nest of Spies</em> provides Canadians with much-needed answers and gives our country&#8217;s businesses valuable advice on how to protect themselves from the dangerous and expensive consequences of international espionage.</p>
<p>- À lire aussi  :</p>
<p>- «When we say spies like us, we mean they really like us», par Rebecca Walberg, dans le quotidien National Post du<a href="http://www.nationalpost.com/story.html?id=2678144&amp;p=2" target="_blank"> 13 mars 2010</a></p>
<p>-  «A wake-up call, Canada&#8217;s a heaven for spies», par Rebecca Walberg, dans le Vancouver Sun du <a href="http://www.vancouversun.com/life/wake+call+Canada+haven+spies/2760434/story.html" target="_blank">3 avril 2010</a></p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 200%;">
<p><!--EndFragment--></p>
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		<item>
		<title>Vol 182 Air India : une grosse gifle et un chaînon manquant</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/06/vol-182-air-india-une-grosse-gifle-et-un-chainon-manquant/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 19:50:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>

		<category><![CDATA[Général]]></category>

		<category><![CDATA[Headline]]></category>

		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

		<category><![CDATA[air india]]></category>

		<category><![CDATA[GRC]]></category>

		<category><![CDATA[Scrs]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est une véritable série de gifles que John C. Major distribue aux autorités canadiennes, en particulier la GRC, le SCRS et Transports Canada dans son rapport final sur la tragédie du vol 182 d'Air India, un attentat organisé au Canada faut-il le rappeler il a vingt cinq ans déjà.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est une véritable série de gifles que John C. Major distribue aux autorités canadiennes, en particulier la GRC, le SCRS et Transports Canada dans son <a href="http://www.majorcomm.ca/fr/reports/finalreport/" target="_blank">rapport</a> final sur la tragédie du vol 182 d&#8217;Air India, un attentat organisé au Canada faut-il le rappeler il a vingt cinq ans déjà.</p>
<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/06/header.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-826" style="margin: 5px;" title="header" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/06/header-300x63.jpg" alt="header" width="300" height="63" /></a></p>
<p>Lors de son <a href="http://www.majorcomm.ca/fr/reports/finalreport/allocution-commissaire.pdf" target="_blank">allocution</a> le jeudi 17 juin 2010, l&#8217;ex juge de la cour suprême a employé des mots très durs et soulevé de sérieuses questions sur la façon dont cette affaire a été traitée depuis sa genèse. Que ce soit dans les mois qui ont précédé cette attentat, que lors des enquêtes déclenchées par la suite et même plus récemment lors des audiences de sa commission. Absence de coordination et de collaboration, et même cachoteries et «disputes acrimonieuses»  entre la GRC et le SCRS, amateurisme, racisme, lacunes dans la sûreté aérienne, tentatives du gouvernement de discréditer certains témoins, informations cachées par la GRC, familles des victimes «considérées comme des adversaires, comme si elles avaient en quelque sorte attiré ce malheur sur elles-mêmes», pour ne citer que les plus percutantes de ces critiques.«Une série d’erreurs en cascade a contribué, a t-il dit,  à l’échec de nos forces de police et de sécurité, qui n’ont pas su prévenir cette atrocité. »</p>
<p>Impossible de passer sous silence le fait que cet acte criminel est demeuré longtemps un tabou, une maladie honteuse, a déploré John C. Major en ces termes : «J’insiste sur le fait qu’il s’agit d’une atrocité canadienne. Pendant trop longtemps, la plus grande perte de vies canadiennes aux mains de terroristes a été en quelque sorte reléguée en marge de la conscience canadienne.»</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Une mascarade scandaleuse</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le 23 juin 1985, à 7h13 du matin, le Boeing 747 qui reliait l&#8217;aéroport de Mirabel, près de Montréal, à New Dehli avec une escale à Londres, a brutalement disparu des écrans radar alors qu&#8217;il se trouvait au large des côtes d&#8217;Irlande. Lorsque les passagers des premiers bateaux arrivent sur la zone de la catastrophe, ils aperçoivent avec effroi des dizaines de corps et de morceaux de corps flottant au milieu des débris sur une mer de kérosène. 379 personnes, dont 278 citoyens canadiens ont perdu la vie dans ce qui est devenu l&#8217;attentat le plus meurtrier de l&#8217;histoire du Canada. Et jusqu&#8217;au 11 septembre, le plus meurtrier de l&#8217;histoire de transport aérien. Pas de quoi être fier.</p>
<p>Pourtant, les enquêtes qui vont suivre vont donner lieu à une mascarade scandaleuse. Personne n&#8217;a semblé vraiment se soucier de ces victimes mortes loin de nos regards, en pleine mer. Il ne pouvait pas en être autrement. Les évènements, les loupés, les ratés qui à tous les niveaux ont précédé cet acte terroriste sont tous aussi pitoyables et indignes.</p>
<p>Le vol 182 d&#8217;Air India non seulement est une tragédie mais c&#8217;est une boîte de pandore, sur laquelle les autorités canadiennes et indiennes appuient de toutes leurs forces afin d&#8217;être certaines qu&#8217;elle demeure bien fermée. Peut-être parce que s&#8217;y cachent non seulement des extrémistes sikhs, accusés d&#8217;êtres les auteurs de l&#8217;attaque, mais aussi des agents à la solde de l&#8217;Inde, dont le rôle dans ce dossier est particulièrement troublant. Or, ce point est occulté totalement dans le mandat confié à la commission d&#8217;enquête. Comme il a avait été soigneusement évacué dans le passé. Cette chape de mystère enveloppe toujours cette affaire 25 ans plus tard et désormais, rien ne permettra de connaître la vérité.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le rôle de l&#8217;Inde occulté</strong></p>
<p>Dans notre livre <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/02/«nest-of-spies»-en-version-poche-le-2-mars-2010/" target="_blank">Nest of spies</a> / <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/livres/espions-venus-dailleurs-nest-of-spies/" target="_blank">Ces espions venus d&#8217;ailleurs</a>, Michel Juneau-Katsuya et moi nous penchons sur le vol 182 d&#8217;Air India et le rôle joué par les espions indiens du RAW implantés au Canada. Nous avons retrouvé l&#8217;ancien numéro 2 de L&#8217;intelligence Bureau Indien qui était en poste à Ottawa sous une couverture diplomatique à la même époque. Maloy Krishna Dhar avait reçu comme mission à peine débarqué au Canada d&#8217;infiltrer la communauté sikh pour cibler les éléments séparatistes. L&#8217;IB et le RAW s&#8217;appuyaient sur une toile d&#8217;informateurs et probablement d&#8217;agents provocateurs. Se peut-il que l&#8217;Inde ait été au courant de ce qui se tramait contre le vol 182 mais ait laissé faire afin de justifier par la suite sa campagne de représailles contre les sikhs ? La chaotique et tectonique transition entre la GRC et le tout nouveau SCRS auraient de plus créé un environnement favorable à l&#8217;organisation de ce complot visant à la fois à incriminer les sikhs et à secouer le Canada trop porté à critiquer l&#8217;Inde pour sa campagne de répression et aux violations des droits humains dans le Penjab. Nous donnons aussi la parole à un ex agent du SCRS chargé à ce moment-là du dossier Indien et qui persiste à croire que l&#8217;Inde n&#8217;est pas les mains propres. Cet agent en question aurait voulu s&#8217;exprimer devant la Commission Major mais il a été bâillonné par le gouvernement canadien.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Aéroports passoires</strong></p>
<p style="text-align: left;">John C. Major consacre un volume de son rapport à la Sûreté aérienne au Canada. Le commissaire en vient à la conclusion que  «d’importantes lacunes caractérisent depuis longtemps la sûreté des aéroports au Canada, plus particulièrement les piètres mesures de contrôle de l’accès au côté piste et aux zones réglementées des aéroports». À juste titre, il s&#8217;inquiète que 25 ans après la tragédie d&#8217;Air India, nos aéroports soient toujours de vraies passoires côté piste et freit. Ce n&#8217;est pas moi qui va le contredire. En 2006, soit cinq ans après les attentats du 11 septembre, j&#8217;avais pris en défaut à plusieurs reprises et avec une facilité scandaleuse la sécurité de l&#8217;aéroport de Montréal. Je voulais démontrer que pendant que l&#8217;on fait subir un véritable calvaire aux passagers, que l&#8217;on se prête à un vrai cinéma aux lignes de fouilles, que certaines compagnies s&#8217;enrichissent en vendant au gouvernement des «gadgets» toujours plus chers, que nous sommes tous considérés comme des terroristes en puissance, les avions sont toujours aussi vulnérables.</p>
<p style="text-align: left;">En conclusion, le Canada a non seulement failli à plusieurs reprises dans le dossier Air India, mais à lire le rapport de John C. Major, on est porté à croire que rien ne permettrait d&#8217;empêcher vingt-cinq ans plus tard un attentat similaire. Non seulement inquiétant mais scandaleux.</p>
<p style="text-align: left;">- À lire aussi sur le même sujet cet <a href="http://www.theglobeandmail.com/news/national/british-columbia/air-india-milestone-has-canadas-sikhs-praying-for-answers/article1593155/" target="_blank">article dans le Globe and Mail</a> qui fait référence à notre livre</p>
<p style="text-align: left;">Fabrice de Pierrebourg</p>
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		</item>
		<item>
		<title>On parle espionnage à Radio-Canada</title>
		<link>http://fabricedepierrebourg.org/fr/2010/03/on-parle-espionnage-a-radio-canada/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 16:25:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 27 février, l'animateur Jacques Bertrand a consacré son émission «La tête ailleurs» au monde trouble et mystérieux de l'espionnage]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/03/rc.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-814" style="margin: 10px;" title="rc" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/03/rc.jpg" alt="rc" width="180" height="81" /></a>Samedi 27 février, l&#8217;animateur Jacques Bertrand a consacré son émission «ludique et encyclopédique» <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/la_tete_ailleurs/2009-2010/" target="_blank">«La tête ailleurs»</a> au monde trouble et mystérieux de l&#8217;espionnage. J&#8217;ai eu le plaisir d&#8217;évoquer la situation au Canada lors d&#8217;une entrevue plutôt sympathique, où l&#8217;ironie et le sarcasme avaient toute leur place. Et tant pis pour ceux qui ont été cités !</p>
<p>- Pour écouter l&#8217;entrevue, <a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/TeteAilleursLa201002271812_1.asx" target="_blank">cliquez ici</a></p>
<p>- Pour écouter toute l&#8217;émission en podcast, <a href="http://medias-balado.radio-canada.ca/diffusion/2010/balado/src/CBF/lta-20100227-214.mp3" target="_blank">cliquez ici</a>. L&#8217;entrevue est dans la troisième heure.</p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
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		<title>Signature au Salon de L&#8217;Outaouais</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2010 21:03:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Rendez-vous le samedi 27 et le dimanche 28 février 2010 au Palais des Congrès de Gatineau dans le cadre du 31e salon du livre de l'Outaouais pour dédicacer notre livre sur l'espionnage]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon collègue et coauteur Michel Juneau-Katsuya et moi-même seront présents le samedi 27 et le dimanche 28 février 2010 au Palais des Congrès de Gatineau dans le cadre du <a href="http://www.slo.qc.ca/salon/slo_menu.html" target="_blank">31e salon du livre de l&#8217;Outaouais</a> pour dédicacer notre livre sur l&#8217;espionnage. <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/slo2010.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-798" style="margin: 10px;" title="slo2010" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/slo2010.jpg" alt="slo2010" width="148" height="198" /></a></p>
<p>J&#8217;aurai aussi l&#8217;occasion de signer des exemplaires de <a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/livres/montrealistan/" target="_blank">Montréalistan</a>.</p>
<p>C&#8217;est avec plaisir que je vous donne d&#8217;ores et déjà rendez-vous sur notre stand.</p>
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		<title>Le Canada va t-il vraiment quitter Kandahar en 2011 ?</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 15:11:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Défense]]></category>

		<category><![CDATA[Featured]]></category>

		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>

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		<category><![CDATA[drone.]]></category>

		<category><![CDATA[Kandahar]]></category>

		<category><![CDATA[OTAN]]></category>

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		<description><![CDATA[À quelques mois de son retrait total de l'Afghanistan, le Canada au lieu d'acheter des valises s'apprête plutôt à signer un contrat de 2,7 M$ pour l'hébergement de 250 soldats sur la base de Kandahar, en plus de plancher sur la construction d'une plateforme pour ses opérations secrètes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À quelques mois de son retrait total de l&#8217;Afghanistan, le Canada au lieu d&#8217;acheter des valises s&#8217;apprête plutôt à signer un contrat de 2,7 M$ pour l&#8217;hébergement de 250 soldats sur la base de Kandahar, en plus de plancher sur la construction d&#8217;une plateforme pour ses opérations secrètes.</p>
<p>J&#8217;ai en effet en effet découvert un avis d&#8217;intention affiché le 8 janvier dernier par Construction de Défense Canada sur deux sites gouvernementaux <a href="www.fbo.gov/index?s=opportunity&amp;mode=form&amp;id=581561596d705549ba4d7dc08baaeb38&amp;tab=core&amp;_cview=0" target="_blank">américain</a> (FBO) et c<a href="http://www.merx.com/French/supplier_menu.asp?WCE=Show&amp;TAB=1&amp;PORTAL=MERX&amp;State=7&amp;searchtype=simple&amp;id=188284&amp;src=osr&amp;FED_ONLY=0&amp;ACTION=&amp;rowcount=&amp;lastpage=&amp;hcode=l1V6nDvQhh7IjuvkHrD9WA%3d%3d#" target="_blank">anadien</a> (MERX)</p>
<p>Le libellé mentionne la «construction de nouvelles installations pour 240 personnes dans le secteur Canada 9 du contingent canadien au Terrain d&#8217;aviation Kandahar». Sans plus de détails.</p>
<p>On note aussi qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une phase III.</p>
<h3>Gaspillage ou coup fourré ?</h3>
<p>Voilà qui est plutôt étrange pour un pays qui a annoncé son intention de rapatrier toutes ses troupes au cours de la prochaine année.</p>
<p><div id="attachment_785" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/img_1224.jpg"><img class="size-medium wp-image-785 " style="margin: 10px;" title="img_1224" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/img_1224-300x225.jpg" alt="img_1224" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Patrouille dans la ville de Kandahar (photo Fabrice de Pierrebourg (c) )</p></div></p>
<p>Ce retrait s&#8217;annonce déjà comme un cauchemar logistique et opérationnel. Les troupes canadiennes disposent d&#8217;une quantité phénoménale de matériels et d&#8217;équipements tant sur la base de Kandahar que dans les bases avancées disséminées dans la province. Même si beaucoup d&#8217;engins risquent de finir leur vie à côté des reliques militaires de la débâcle soviétique, parce que irréparables, la tache s&#8217;annonce ardue et coûteuse. De l&#8217;ordre de 779 M$ sur deux ans (2011-2012) si l&#8217;on en croît les chiffres divulgués<a href="http://www.ledevoir.com/politique/canada/256536/afghanistan-le-cout-de-la-guerre-a-double-en-quatre-ans" target="_blank"> l&#8217;été passé</a></p>
<p>Le député libéral fédéral canadien Denis Codere, qui a été critique de l&#8217;opposition officielle pour les dossiers de la défense nationale et qui s&#8217;est même rendu par ses propres moyens en Afghanistan en 2007, a beau chercher une explication valable, il ne la trouve pas.</p>
<p>Alors, à ses yeux, il n&#8217;y a pas trente-six scénarios, c&#8217;est soit du gaspillage, soit un «coup fourré» du gouvernement Harper.</p>
<p>«C&#8217;est quoi le but ? C&#8217;est le moment de préparer des containeurs, pas de bâtir. Qu&#8217;est ce que l&#8217;on veut faire ? Un leg ? Si c&#8217;est le cas, c&#8217;est du gaspillage alors qu&#8217;au même moment le gouvernement coupe dans des services à la Défense Nationale. À moins que le gouvernement soit en train de nous dire qu&#8217;il va maintenir des soldats et/ou des civils sur place après 2011».</p>
<h3>Réparations des tentes</h3>
<p><div id="attachment_784" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/img_0735-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-784 " style="margin: 10px;" title="Tente KAF" src="http://fabricedepierrebourg.org/fr/wp-content/uploads/2010/02/img_0735-1-300x225.jpg" alt="img_0735-1" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Un des tentes du contigent canadien sur la base de Kandahar (KAF)</p></div></p>
<p>La majorité du contingent canadien a établi ses quartiers au sein de la gigantesque base multinationale de l&#8217;aéroport de Kandahar. Le quartier général dispose de bâtiments préfabriqués dans lesquels il a installé ses bureaux.</p>
<p>Les visiteurs de marque et une partie des militaires sont hébergés dans des habitations préfabriquées de type ISO (unités empilables ayant le format d&#8217;un conteneur). Mais pour la plupart des soldats, le séjour en sol afghan se fait sous des tentes de huit personnes chacune. Le confort y est rudimentaire, comme le représentant de ruefrontenac a pu le vérifier lors des ses séjours antérieurs. Mais pourquoi changer à quelques mois du départ ?</p>
<p>«On a besoin de rapatrier les tentes au Canada pour les réparer afin qu&#8217;elles soient prêtes pour une prochaine mission», justifie le major Donald Dubois, de la Force expéditionnaire du Canada. [...] Et aussitôt que la mission dépasse 24 mois, les soldats doivent être logés non plus sous des tentes, mais dans des ISO.»</p>
<p>Ceci est tout à fait compréhensible mais pourquoi avoir attendu si longtemps. Plusieurs rotations se sont succédées avant que le gouvernement ne se décide à leur offrir mieux que leurs tentes de toile perméables au vacarme incessant de la piste de l&#8217;aéroport, à la poussière et aux odeurs «fécales» flottant dans l&#8217;air ?</p>
<h3>Pas de gaspillage</h3>
<p>Le major Dubois réfute toute idée de gaspillage et de mauvaise planification : «C&#8217;était déjà prévu, mais ce genre de projet prend du temps. Les phases 1 et 2 ont été menées en 2007 et 2008. On espère être capable de les revendre à la fin de la mission. La demande est assez forte sur la base pour ce type d&#8217;hébergement».</p>
<p>Denis Coderre se questionne aussi sur le processus d&#8217;attribution du contrat. Il remarque par exemple que le délai alloué aux compagnies pour se placer sur la liste préliminaire est très court, de l&#8217;ordre de six jours. Ces firmes doivent de plus être «approuvées» par l&#8217;Otan. Ce qui fait dire au truculent député libéral que cela sent peut être un «cadeau» à une firme amie ou une «commande» particulière.</p>
<p>Remarquons aussi au passage que le site américain fourni plus de détails sur le processus de l&#8217;appel d&#8217;offre que le site canadien.</p>
<h3>Autre construction pour des missions secrètes</h3>
<p>Ce n&#8217;est pas la seule infrastructure que le Canada se prépare à bâtir. Sur son site internet, l&#8217;Agence canadienne d&#8217;évaluation environnementale nous apprend, dans un avis daté de mai 2009, que la Défense nationale planche sur la <strong>c</strong>onstruction en trois phases «d&#8217;une rampe Renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR) et d&#8217;une infrastructure de l&#8217;escadre aérienne», toujours à l&#8217;aérodrome de Kandahar.</p>
<p>En clair, cette structure va abriter un drone, un avion  sans pilote tactique (ou UAV) et l&#8217;équipe chargée de ses opérations ultra-secrètes.</p>
<p>Dans ce document sommaire, il est spécifié que la phase 3 comprendra la construction de «nouveaux bâtiments semi permanents pour loger le personnel RSR-AERO dans Canada 9».</p>
<p>Ceci n&#8217;a rien à voir avec le contrat évoqué plus haut, jure le major Dubois.</p>
<p>L&#8217;armée canadienne loue depuis le début de l&#8217;année 2009 à la compagnie MacDonald Dettwiler and Associates (CB) un drone israélien <a href=" http://www.defenseindustrydaily.com/israel-places-50m-order-for-heron-male-uavs-01174/" target="_blank">HERON CU170</a> . Ce modèle, utilisé lors des conflits à Gaza et au Liban, est capable de voler à haute altitude sur un rayon d&#8217;action d&#8217;au moins 200 km avec une autonomie d&#8217;environ deux jours. Le montant du contrat est de 95 M$.</p>
<p>- En date du 18 février 2010,  140 soldats canadiens sont décédés depuis le début de la mission en Afghanistan, ainsi qu&#8217;un diplomate et une journaliste. À ce chiffre, il faut ajouter les blessés et les victimes de stress post-traumatiques dont on parle moins, mais dont le nombre dépasse le millier.</p>
<p>Fabrice de Pierrebourg</p>
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