Un espion accueilli à bras ouverts au Canada
J’ai relu cette nouvelle écrite par mon collègue Vincent Larouche à au moins deux reprises pour être certain que je n’étais pas victime d’une hallucination : la Commission de l’Immigration et du statut de réfugié a décidé de laisser entrer ici un ex-espion Cachemiri au prétexte, tenez-vous bien, que sa cible était le Pakistan, un pays qui «n’était pas une institution démocratique, au sens où cette expression s’entend au Canada», justifie le Commissaire dans sa décision. Ainsi donc, le Canada vient d’inventer l’espionnage à deux vitesses. Allons-nous bientôt porter sur les fonds baptismaux un terrorisme à deux vitesses ? C’est-à-dire, toujours sur le même principe, accueillir un terroriste qui aurait frappé un certain type de victimes considérées comme à priori «méchantes» selon leur allégeance politique ou religieuse ?
Pourtant, si ma mémoire est bonne, l’espionnage est un des motifs qui, en théorie, entraîne la fermeture des portes du Canada aux candidats à l’immigration.
Cette nouvelle stupéfiante tombe à pic à cinq jours de la publication de l’ouvrage «Ces espions venus d’ailleurs» que Michel Juneau-Katsuya et moi-même avons rédigé. Un ouvrage coup de poing dans lequel nous exposons, faits à l’appui, la scandaleuse indolence des autorités canadiennes face à cette menace aux multiples visages.
Fabrice de Pierrebourg












