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Non, l’espionnage n’est pas mort dans les décombres du Rideau de Fer. Bien au contraire, c’est une vraie guerre de l’ombre qui perdure, plus féroce encore.
Au printemps 2007, le patron du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a fait sensation en pointant spécifiquement la Chine qui représenterait, se désolait-il, la moitié des dossiers de contre-espionnage actifs. Quelques mois plus tôt, en décembre 2006, c’était un espion à la solde des services secrets russes qui se faisait expulser du Canada.
Et ce ne sont pas des cas isolés : en tout, ce serait une quinzaine de pays qui agiraient dans l’ombre au Canada, dont plusieurs pays «amis», la France et Israël, notamment.
Les exploits de ces James Bond étrangers pourraient faire sourire s’ils ne représentaient pas une menace beaucoup plus réelle qu’on le croirait pour la sécurité et les intérêts économiques du Canada.
Tous les moyens sont bons pour piller les secrets industriels canadiens, avec à la clé des milliers d’emplois perdus et des milliards de dollars envolés. Malheureusement, le Canada ne s’est pas bien équipé pour se défendre : cadre légal défaillant, manque de connaissance des différentes autorités policières, indifférence des fonctionnaires, ingérence des diplomates, etc.
Le Canada abrite aussi des espions ayant des visées politiques qui ont pour objectif la collecte d’information pour faire avancer leur programme politique de pays étrangers, espionnent et intimident les opposants et la dissidence. D’autres s’infiltrent dans certains groupuscules d’activistes pour les manipuler et les amener à poser des gestes contre les Canadiens et les intérêts du pays. |